Napoléon et Nabilla superstars

"Bonaparte franchissant les Alpes" (1800), Jacques-Louis David.

Revue de presse. C’est une galerie de personnages hauts en couleur que nous offre l’actualité cette semaine. Entre Nabilla, Napoléon et Nicolas Sarkozy, la France n’en a pas fini de surprendre la presse américaine.

Napoléon a la cote. Du moins, auprès des collectionneurs. A l’occasion d’une vente aux enchères à Fontainebleau, Le New York Times revient cette “Napoléomania”, amorcée depuis le début des années 2000. Parmi les mille objets mis en vente, le journal note la présence d’un des 19 bicornes, acheté par une entreprise sud-coréenne pour 2,4 millions de dollars (1,9 million d’euros). “Il était estimé entre 300.000 et 400.000$“.

Ces prix ne sont pas inhabituels pour le marché napoléonien“, estime le journaliste. Plus loin, elle poursuit : “Le bicentenaire de la bataille de Waterloo approche. Les maisons de vente aux enchères ont attisé un marché déjà surchauffé, et un nombre inhabituel d’objets ont été mis en vente.

De fait, collectionneurs privés et acheteurs pour les musées publics sont sur le pied de guerre. “Légalement, les musées français ont la priorité pour les objets considérés comme de valeur patriotique et puisent dans le budget de l’Etat pour les acheter aux enchères.

Preuve ultime que la fascination pour le mythe perdure ? Pour l’auteur du best-seller Napoleon: A Life, Andrew Roberts, “Napoléon est la personnification même du ‘self-made man’.” Le collectionneur Bruno Ledoux flatte les Américains, ajoutant qu’il incarne “le rêve américain.”

La “Kim Kardashian française”

C’est officiel : notre Nabilla nationale a son alter ego américain en la personne de Kim Kardashian, selon Vanity Fair. “La Kim Kardashian française a de longs cheveux noirs, est pulpeuse et n’échappe pas aux médias“, fait remarquer le magazine. Mais ce n’est pas pour son derrière huilé que la Benattia affole la toile. La jeune femme est en effet mise en examen pour tentative de meurtre et écrouée depuis le 9 novembre dans la maison d’arrêt de Versailles – “ancien lupanar“, note subtilement Vanity Fair.

Le magazine américain revient sur la genèse de la désormais célèbre affaire Nabilla, laquelle est soupçonnée d’avoir poignardé de plusieurs coups de couteaux son compagnon, Thomas Vergara. Des “Anges de la téléréalité” au “Non, mais allô quoi!” – devenu depuis une émission “Allô Nabilla” -, l’article retrace en détail le parcours de la tigresse, “qui fait la Une de tous les tabloïds français“.

Nicolas Sarkozy, le “bad boy”

On poursuit dans le bling-bling avec le “bad boy de la politique française” – alias Nicolas Sarkozy -, toujours selon le New York Times. Dans l’article du 10 novembre, le journal décryptait un échec annoncé. On y lit que l’ancien président arbore “un style américain” mais peine à conquérir l’opinion.

La question est, rapporte le quotidien, les électeurs vont-ils oublier, ou pardonner, sa réputation toxique (…) et peut-il réussir sa rédemption à l’heure où il se bat contre la justice à propos d’accusations de corruption et contre ses concurrents au sein de son parti.”

La presse américaine a aussi réagi au discours de Nicolas Sarkozy sur le mariage pour tous, où il a employé pour la première fois le terme d'”abrogation” de la loi Taubira au lieu de “réécriture” du texte sur l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels. Le site d’informations Raw Story revient sur la position ambiguë de l’ancien président sur le mariage gay. “Il n’a jamais déclaré qu’il annulerait la loi“, écrit le journaliste.

Outre LGBTQ nation et autres sites LGBT, le site GayStarNews insiste sur le caractère controversé de la loi Taubira, “qui a attiré des centaines de milliers de manifestants dans la rue en 2013“, ajoutant que la France est “majoritairement catholique.”