MyBlee fait ses comptes dans les écoles américaines

Jean-Sébastien Grail, le 16 octobre à New York

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Le site de myBlee

 

 

De passage à New York, Jean-Sébastien Grail ne se déplace qu’en vélo (pliable), même sous la pluie. Armé d’un sac à dos et d’un Ipad mini, l’entrepreneur barbu fait la tournée des écoles pour leur présenter les applications d’apprentissage des maths pour tablettes de myBlee, la start-up qu’il a co-créée. 

“Nous bouclons cette automne une levée de fonds de trois millions de dollars auprès d’investisseurs français, afin d’accélérer notre développement sur le marché américain”, explique ce Parisien. Il compte déménager prochainement aux Etats-Unis avec sa femme Laetitia, co-fondatrice et CEO de l’entreprise, et leurs trois enfants. “Nous hésitons entre la Silicon Valley et New York. New York est plus pratique pour des questions de décalage horaire, et  il y a une forte volonté d’attirer des start-ups. Et puis les gens sont moins blasés”, observe-t-il.

A l’origine, c’est ici qu’a débuté l’aventure myBlee. En 2010, la famille Grail passe des vacances dans la Grosse Pomme, et c’est en flânant dans l’Apple Store que le couple prend conscience des potentialités des tablettes dans l’éducation. MyBlee est lancé dans la foulée (“on a vendu notre appartement pour commencer”), avec le soutien de quelques investisseurs. Samuel Rohaut, ex-CTO d’Allociné, rejoint l’équipe.

Pendant trois ans, la start-up développe diverses app’ éducatives (qui approchent au total le million de téléchargements, principalement en France et aux USA). En avril, elle a lancé son produit phare, myBlee Math – “qui a nécessité trois ans de développement”, selon Jean-Sébastien Grail. Une application d’apprentissage des maths en primaire disponible pour les classes ou pour les particuliers, dans les deux cas sur abonnement mensuel. 

A l’heure où les “app” scolaires pour tablettes se multiplient, myBlee, qui emploie quinze personnes à Paris, entend tirer son épingle du jeu avec ce produit soigné : exercices calés sur les programmes scolaires, qui vont bien au-delà des simples QCM ; réponses à écrire avec le doigt ; explication du sens des erreurs etc. Elle se distingue aussi par l’expertise de sa patronne : Laetitia Grail est professeur de maths, a monté une école de cours particuliers à Paris, et enseigné en France et en Angleterre.

A New York,  j’ai de bons retours, les profs m’ont dit que ce qu’on propose n’existe pas ailleurs”, assure Jean-Sébastien Grail. Une trentaine d’écoles américaines (dont une bonne part bilingues) ont déjà souscrit à myBlee Maths. Il souligne aussi que l’équipement des écoles en tablettes est nettement plus avancé aux Etats-Unis qu’en France, que les écoles américaines disposent d’un budget “applications” bien plus conséquent, et ont toutes un directeur chargé des technologies. Rien d’étonnant à ce que pour myBlee, le marché américain soit une “priorité” : le calcul est vite fait. 

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