Moi, impat: même immigré, on reste français

Sylvie Talec

Surprise, bonheur, mais aussi déception, désillusion sont des sentiments que connaissent bien celles et ceux que l’on appelle les “impatriés”. Pour son podcast “Moi impat”, Eric Gendry de French Morning a donc tendu son micro à des Français qui racontent comment ils ont vécu leur retour au pays.

Au micro du 30ème, Sylvie Talec qui, à 50 ans, a vécu la moitié de sa vie hors de France. En 2018, après plusieurs expatriations sur trois continents différents (Tahiti, Argentine, Mexique, Cuba, Côte d’Ivoire), la mère de famille est rentrée sur le sol français avec ses trois enfants, laissant derrière elle son mari toujours en poste à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Si elle reste marquée par ces diverses expériences à l’étranger, la quinquagénaire reconnaît néanmoins que le sentiment français est toujours resté ancré profondément dans son esprit. “Cela reste notre colonne vertébrale qui nous permet justement de traverser ces fantastiques expériences en ne se perdant pas soi-même dans ce parcours”, confie-t-elle.
La plus grosse difficulté du retour demeure celle de se renouveler professionnellement, elle qui a été chargée des relations extérieures pour l’Ecole Normale Supérieure de Cachan. “J’ai été confrontée au cap de la cinquantaine dès mon arrivée en France, le marché de l’emploi français reste limité sur des profils un peu atypiques comme les nôtres”, raconte Sylvie Talec, “en 20 ans, les choses n’ont finalement pas évolué sur le sujet, mais j’essaie de m’ouvrir, de multiplier les rencontres”.

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