Moi Impat : “J’ai enfermé mon ambition professionnelle dans un cercueil quand j’ai quitté la France”

Surprise, bonheur, mais aussi déception, désillusion sont des sentiments que connaissent bien celles et ceux que l’on appelle les “impatriés”. Pour son podcast “Moi impat”, Eric Gendry de French Morning a donc tendu son micro à des Français qui racontent comment ils ont vécu leur retour au pays.

Caroline Hamel est rentrée il y a quelques mois de 10 ans d’expatriation en Asie. Grâce au dispositif Cindex signé par son entreprise en France, elle a pu retrouver, à son retour, le poste qu’elle avait quitté une décennie avant. “Mécaniquement, mon contrat s’est réactivé et j’ai pu reprendre mes activités quelques jours après être rentrée “, raconte-t-elle.

Un soulagement, mais de courte durée, puisque si la mère de famille occupe aujourd’hui des fonctions de manager, elle n’en a pas le salaire. “Quand vous rentrez d’impatriation, personne ne vous attend, encore moins dans le milieu professionnel où les gens on évolué”, confie la Française. Manager d’un cabinet médical pendant son expatriation, à son retour, cette expérience n’a pas été reconnue au sein de son entreprise. “Personne n’a lu mon CV”, estime Caroline Hamel.

Mais elle ne regrette pas son expatriation. “Mon ambition dans la vie est d’être heureuse, pas celle d’avoir un poste”, fait-elle remarquer, “cette ambition-là, je l’ai mise dans un cercueil que j’ai fermé il y a 10 ans quand on a décidé de partir. Il est compliqué de mener de front deux carrières professionnelles en parallèle dans un couple”. Sous-entendu, quelqu’un doit bien s’occuper des enfants.

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