Martine et la chocolaterie

Bienvenue dans le monde chocolaté de Martine. Avec sa devanture rose, sa boutique située sur la 82st et 1ère avenue, tient autant de Charlie et la Chocolaterie que d’Alice au pays des Merveilles. De grandes machines brassent le chocolat sous vos yeux. Deux chefs chocolatiers sont à la tâche : truffes au rhum, mousse au chocolat, crème fouettée ganache…

Martine connait la “sweet tooth” des grands : Paul Newman était un habitué, le chef d’orchestre Lorin Maazel aussi. Et quand Nicolas Sarkozy est venu pour l’Assemblée Générale des Nations Unies en septembre, on lui a offert la fine fleur de l’artisanat local : les chocolats de Martine.

On trouve dans sa boutique des figurines en chocolat enchanteresses. Car Martine ne manque pas d’imagination. Pour marquer le nouvel an chinois, elle a dessiné des chocolats en forme de lapin.  L’été dernier, en pleine canicule, elle a crée des chocolat en forme de pingouins. Elle a aussi été choisie par l’Empire State Building pour faire les figurines officielles à l’éfigie du gratte-ciel.
Rançon du succès oblige, il n’est pas rare qu’elle voit débarquer dans sa boutique “des hommes en costume et malette” visiblement en quête d’inspiration. Elle ne dira mot donc de ses futures créations.

Cette  ancienne journaliste pour l’hebdomadaire Le Point débarque à New York en 1992. Les Etats-Unis étaient alors un désert chocolaté : une offre à pleurer et des goûts américains limités au chocolat au lait. Elle décide de réaliser son rêve :  ouvrir sa boutique de chocolat. Elle ouvre dans l’Upper East Side et à Bloomingdale’s. Quatre ans plus tard, elle commence à vendre en ligne.

Le monde des chocolatiers est marqué par ses saisons (la saison haute qui s’étend d’Halloween, Thanksgiving jusqu’à Noel) puis la Saint Valentin, puis Pâcques puis rien… “Avec le réchauffement climatique,  je considère qu’il y a deux en mois en moins pour la saison du chocolat.”, déplore-t-elle. Heureusement, elle a plus d’un tour dans son sac et les fameux pingouins de la canicule sont devenus des bestsellers.

Si les tendances de consommation se rapprochent, des différences culturelles subsistent : les Américains sont friands des chocolats crème fouéttée, capucinno, pâte d’amande… Quant aux Français? “Ils Français adorent les prâlinés”. C’est ceux-là qu’elle a choisi pour Nicolas Sarkozy. 


400 East 82nd Street; Tel: 1 212 744 6289

http://martineschocolates.com/