Marion Cotillard et Luc Jacquet: deux “oscarisés” pour la planète

Entre deux représentations de Jeanne d’Arc à New York, Marion Cotillard parle environnement.

Ce jeudi 11 juin, elle était au French Institute Alliance Française (FIAF), au côté d’un autre oscarisé, Luc Jacquet (réalisateur de “La marche de l’Empereur”), pour le lancement américain de “Ice and Sky” , un projet multimédia qui raconte le destin de Claude Lorius, un scientifique français, auteur de nombreuses expéditions en Antarctique, qui a découvert que la glace avait “une mémoire” en regardant des glaçons dans un verre.

“Un équilibre est à trouver”

L’être humain est un animal tout à fait intelligent. Nous sommes capables de détruire. Mais nous savons aussi créer. Un équilibre est à trouver” , a expliqué l’actrice lors d’une conférence de presse. Celle qui a prêté sa voix au projet a “tout de suite accepté” . “Je voulais à la base travailler sur le film de Luc,Il était une forêt’. C’est comme ça qu’on a commencé à s’échanger des mails” .

“Luc Jacquet, Claude Lorius… ce sont des personnes que l’on a envie de suivre”, poursuit-elle. Un coup de coeur pour la Française “qui a su se rendre disponible, travailler le week-end dans des conditions sommaires”, confie Luc Jacquet.

“Casser le mur entre la science et l’art”

Avec ce projet (qui prendra la forme d’un documentaire pour la TV, d’un film pour le cinéma, de conférences dans les écoles), Luc Jacquet a voulu “casser le mur entre la science, l’art, les enfants, les adultes…”. “La pluralité des médias permet de toucher différents publics. Le cinéma permet d’impressionner, le programme éducatif d’apprendre et de sensibiliser”.

Impressionner, c’est ce qu’avait fait Luc Jacquet avec son documentaire “La Marche de l’Empereur” il y a 10 ans. Depuis, son “cinéma de combat” ne s’est jamais arrêté. Le monde de demain, il le souhaite “viable pour nos enfants” . Mais lorsqu’on lui demande s’il se considère plutôt comme un optimiste ou un pessimiste, il répond, le sourire aux lèvres, pensif : “Quand est dans une cabane au milieu de l’Antarctique, on apprend à aller au-delà de l’optimisme et du pessimisme”.