Avec Gérard Collomb, New York mange du Lyon

Après Lyon, je serai maire de New York“. Gérard Collomb a beau être loin de l’hôtel de ville de Lyon, il n’a laissé son humour au vestiaire. Ni son légendaire franc-parler: “New York est une ville que j’adore, mais les embouteillages sont pires qu’avant, et l’espace public n’est pas bien utilisé, s’exclame-t-il. Il faut leur dire de venir voir ce qu’on fait à Lyon. Nous sommes des spécialistes des lieux public!

En attendant de conquérir la mairie de New York, le charismatique sénateur-maire était en opération séduction dans la ville. D’abord en participant à une soirée dédiée au savoir-faire lyonnais au New York Design Center, en partenariat avec le Comité Bellecour et en compagnie du chef Daniel Boulud. Ensuite, en rassemblant la “Lyon Tech” de New York au Toshi’s Penthouse, à Chelsea, afin de promouvoir les initiatives de la Ville pour attirer les start up autour de quelques assiettes de charcuterie et de cookies. Le pitch est bien rodé: création d’un écosystème tech-friendly, implantation d’Uber et d’IBM entre autres et lancement d’entreprises dans le nouveau quartier durable Lyon Confluence.

Autant d’atouts selon lui pour attirer les entreprises, en dépit de la perception peu reluisante de l’économie française à l’étranger. “Bien entendu, cela joue, mais le dynamisme de Lyon nous permet de nous extraire de ce contexte. On attire beaucoup d’entreprises étrangères, 77 l’an dernier alors que les investissements de l’étranger ont chuté en France“, indique le maire.

Avant New York, Gérard Collomb et sa délégation étaient à Montréal et Boston pour prendre contact avec les entrepreneurs lyonnais sur place et comprendre comment ces villes ont réussi à se spécialiser dans le numérique et les biotech, respectivement.

A l’occasion des deux jours de la délégation lyonnaise à Boston, une lettre d’intention a été signée avec MassChallenge, un programme d’accélération de start-ups très sélectif basé à Boston qui pourrait s’exporter à Lyon. “Nous sommes la cité la plus business friendly de France“, claironne le maire. Attention à ne pas être trop attractif: ça créé des embouteillages… comme à New York.