Vivre New York: l’Upper East Side, entre poussettes et “old money”

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Article paru dans le guide « Vivre New York » réalisé par Le Point et French Morning en 2014, réactualisé en mai 2015. 

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Le “silk stocking district” (quartier des bas de soie), comme il est parfois surnommé, est plus divers qu’il n’y paraît.

Bien sûr, il y a l’Upper East Side des millionnaires. Tom Wolfe, dans Le Bûcher des vanités, a décrit les us et coutumes de cette petite société : riches héritiers, loups de Wall Street, magnats de l’industrie, et autres représentants de la « old money » peuplent les immeubles ultra-chics de Park Avenue, ou les hôtels particuliers qui s’alignent entre Madison et la 5ème avenue. Au milieu, Madison Avenue est l’avenue Montaigne de New York, où sont installées toutes les grandes maisons du luxe. Dans ce royaume de l’argent et de la démesure, l’appartement de l’Ambassadeur de France à l’ONU, sur Park Avenue, est parti pour l’année dernière pour 70 millions de dollars.

Passées ces trois artères, s’ouvre, vers l’est, un autre Upper East Side. Celui des cadres supérieurs, des couples atteignant le fameux « salaire à six chiffres » (le revenu annuel moyen d’un foyer de l’Upper East Side est de 107 000 $), des retraités aisés. Celui des pressings, des salons de beauté, des restaurants japonais ou italiens de quartier. Celui des petites rues transversales ombragées, avec leurs « brownstones » comme à Brooklyn. Celui des tours résidentielles années 80 d’une trentaine d’étages, avec leurs portiers, gardiens, parkings, salles de gym et piscines intégrées.

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Cet Upper East Side est avant tout un quartier de familles. Au milieu des poussettes, il n’est pas rare d’entendre des bribes de français. « UES » est en effet le quartier de prédilection des familles d’expatriés, en raison de la présence du Lycée Français de New York (qui commence en maternelle). Le Consulat de France, la librairie française Albertine, l’Alliance française y sont aussi basés.

« Le Lycée, c’est la raison numéro un pour laquelle nous sommes venus ici. On n’a pas réfléchi à aller ailleurs. Avec des enfants, c’est bien. Il y a Central Park, des musées… », énumère Virginie, la quarantaine, arrivée à New York avec son mari, banquier, et ses trois filles. « C’est sûr que ce n’est pas trendy, cela manque de restos branchés. C’est un quartier classique, BCBG, et il y a un taux démesuré de femmes refaites. Mais c’est calme le week-end, bien plus que dans le bas de la ville. Ces grands condo tout confort sont parfaits pour des familles. Et puis, côté commerces, nourriture et supermarchés, c’est l’idéal », remarque Delphine, débarquée avec ses enfants et son mari, qui travaille pour une grosse entreprise française à New York.

Si l’UES pâtit auprès des jeunes d’une image coincée (plus que l’Upper West Side, moins conservateur), le nord-est du quartier, appelé Yorkville, connaît une vraie renaissance – notamment car les loyers y sont désormais moins chers que dans East Village ou Williamsburg. Plusieurs adresses y ont ouvert ces derniers temps – comme le bar à cocktails Seamstress, ou le pub gothique The Auction House.

Vous l’avez déjà vu dans… “Breakfast at Tiffany’s” de Blake Edwards, “Manhattan” et d’autres films de Woody Allen, “Kramer contre Kramer”, de Robert Benton, “Le Diable s’habille en Prada”, de David Frankel, la série “Gossip Girl”. 

On y croise qui ? Woody Allen (qui joue les lundis avec son orchestre jazz à l’hôtel Carlyle), Madonna, Michael Bloomberg, Donald Trump.

Portrait-robot des habitants : Cadres sup’ de Wall Street ou familles d’expatriés avec enfants. Riches héritiers ou nouveaux riches. Dames âgées bien mises, promenant leur chien.

Si c’était un quartier parisien : le 8ème arrondissement le long de Central Park, le 16ème puis le 15ème à mesure que l’on se dirige vers l’est.

Points positifs : Proximité de Central Park et des musées, nombreuses écoles et crèches. Proximité du Lycée français. Nombreuses adresses françaises (bistrots, boulangeries, pâtisseries, cafés) et supermarchés gourmets avec produits de qualité.

Points négatifs : Le quartier n’est pas très cool et évolue lentement. Il est desservi par une seule ligne de métro, saturée aux heures de pointe. La construction d’une nouvelle ligne de métro (jusqu’à fin 2016) sur la 2e Avenue rend le secteur bruyant et encombré. Contrairement à Upper West Side, il n’y a pas d’école publique proposant un programme bilingue en français.

Article paru dans le guide « Vivre New York » réalisé par Le Point et French Morning en 2014, réactualisé en mai 2015. 

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Article paru dans le guide « Vivre New York » réalisé par Le Point et French Morning en 2014, réactualisé en mai 2015. 

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