LP4Y, la “non profit” des Français du Westchester

LP4Y Volontaires

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Gala de LP4Y

Mercredi 23 mars

The Edison Ballroom, New York City

Inscriptions et informations ici

Le Westchester est bien loin des bidonvilles de Manille ou de New Delhi; et la vie d’une bande de patrons expats français à des années lumières de celle de jeunes exclus en Inde ou aux Philippines…

Le lien invisible entre les deux, c’est pourtant l’histoire de LP4Y -Life Project 4 Youth-, une “non profit” devenue la cause favorite des Français de Larchmont et des environs.

Au début de l’aventure, il y a un homme d’affaire français, Jean-Marc Delaporte, qui après un revers de fortune dans le business, part courir le monde avec son épouse Laure et leurs enfants. Au bout du parcours, ils décident de créer une nouvelle association qui s’occuperait de jeunes adultes souffrant de “la grande exclusion” en les réinsérant via l’entrepreneuriat. En 2009, la famille Delaporte s’installe aux Philippines et ouvre un premier centre à Tondo, un immense bidonville de Manille.

Le lien avec le Westchester est d’abord familial: un des frères de Jean-Marc Delaporte, Thierry, est CEO de l’unité “Services Financiers” de Capgemini, basée à New York, et vit à Mamaroneck. “Au moment où il réfléchissait au lancement de son projet, nous avons beaucoup parlé de cette idée d’aider ces jeunes en difficulté à devenir “entrepreneurs de leur vie”. En tant que dirigeant d’entreprise, c’est un thème et une ambition qui m’attiraient”, explique Thierry Delaporte.

LP4Y_Philippines

Une fois Jean-Marc Delaporte installé aux Philippines, Thierry devient le “bras financier” de l’aventure. Objectif: lever de l’argent pour financer les “Life Project Centers” où sont accueillis les jeunes (de 17 à 24 ans) qui y opèrent les “micro-entreprises” qui constituent le coeur de l’action de l’association, de la fabrication de bougies à la production d’énergie solaire. L’association gère désormais seize centres, dans cinq pays, dont l’Inde où les fondateurs se sont installés récemment, et accueille quelque 600 jeunes.

Notre job ici, c’est de mobiliser familles, amis, entreprises, raconte Thierry Delaporte. Nous avons commencé par quelques “cheese and wine” à cinq ou six, puis un cocktail, des concerts… et petit à petit c’est devenu une aventure de la communauté française du Westchester”.

Et cette banlieue prospère étant ce qu’elle est, le conseil d’administration de LP4Y USA se lit un peu comme un Who’s Who du business français à New York. On trouve, entre autres, des “cadres dirigeants” de la BNP (Bruno d’Illiers), Pfizer (Alexandre de Germay), Coty (Patrice de Talhouet), Standard & Poor (Bernard de Longevialle).

Tout ce beau monde a l’entregent nécessaire pour lever l’argent qui permet de financer les grandes ambitions de l’association. “Les gens de la communauté française se sentent responsables de l’association, observe Thierry Delaporte. Cette année notre objectif est de lever 150.000 dollars aux US, mais ce n’est que le début, le potentiel est énorme”. Prochaine étape, un gala organisé le 23 mars à New York, qui devrait accueillir 250 personnes. “Une vingtaine d’entreprises ont déjà acheté une table, l’enthousiasme avec lequel elles répondent est impressionnant”.

Et grâce à la vie d’expat, l’enthousiasme se répand: un nouveau chapitre de l’association est en train de s’ouvrir à Londres, créé par des anciens de New York. Une extension nécessaire: d’ici à deux ans, l’association ambitionne de doubler le nombre de jeunes accueillis dans ses centres.

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Mercredi 23 mars

The Edison Ballroom, New York City

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