La LoveBox fait du pied aux investisseurs de la Silicon Valley

Jean Grégoire et Marie Poulle lors du Demo Day de l'accélérateur The Refiners, le 18 septembre dernier à San Francisco. (Crédit : Frederic Neema/Octamedia)

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Imaginez un matin où les notifications push n’apportent que des bonnes nouvelles, une journée où les écrans de smartphones ne laissent transparaître que des contenus positifs, une soirée où les messages de proches ne sont qu’amour et bienveillance… Bienvenue dans le monde merveilleux de Marie Poulle et Jean Grégoire. Les deux inventeurs grenoblois de  la LoveBox, une boîte à mots doux connectée, ont décidé de s’implanter à San Francisco pour conquérir le coeur des investisseurs de la vallée. 

L’écrin en bois de hêtre, fabriqué dans le village de Saint-Amour (bien sûr) dans le Jura, abrite un miroir sans tain sur lequel s’affichent les messages envoyés depuis une application mobile (disponible en français et en anglais). Lorsque la LoveBox reçoit une missive digitale, le coeur fixé sur le devant de la boîte se met à tourbillonner jusqu’à ce que le destinataire soulève le couvercle.

La boîte connectée se décline avec trois coeurs différents : en pixel rouge, en papier ou bien doré. (Crédit : LoveBox)
La boîte connectée se décline avec trois coeurs différents : en pixel rouge, en papier ou bien doré. (Crédit : LoveBox)

« Nous avions envie d’utiliser la technologie pour créer du bonheur, là où elle sert souvent à améliorer l’efficacité et à mesurer des choses », explique Marie Poulle. C’est Jean Grégoire, l’autre co-fondateur, qui a mis au point le tout premier prototype de la LoveBox il y a deux ans pour sa « chérie Mélodie », alors qu’il s’apprêtait à s’envoler pour un an de post-doc en robotique au Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Boston. « Je voulais créer un objet pour montrer au quotidien à ma copine que je pensais à elle, commente l’ingénieur de 29 ans. Avant de partir, je me suis inscrit dans un Fab Lab de Grenoble pour découvrir le milieu du hardware. »

À l’époque, Marie Poulle gère un espace de coworking dans la capitale des Alpes quand elle tombe sur les petites machines de Jean Grégoire lors d’une expo. « Ma soeur vivait à Londres à ce moment-là et ma grand-mère entrait en maison de retraite. Je me suis dit que la LoveBox pouvait servir dans diverses situations », souligne l’entrepreneuse de 28 ans.

Un peu plus d’un an après le lancement du produit en France, les deux entrepreneurs tentent d’initier la Silicon Valley à ce réseau de communication positive. Ils ont d’abord séduit l’accélérateur The Refiners qu’ils ont intégré de septembre à décembre dernier, puis des milliers de contributeurs lors d’une campagne de crowdfunding sur Kickstarter. Début octobre, en seulement douze minutes, la start-up a atteint son objectif initial de 50.000 € et a finalement réuni plus de 270.000 €.

Marie Poulle et Jean Grégoire ont poursuivi leur aventure américaine au CES de Las Vegas, début janvier. « Nous avons eu beaucoup de contacts B2B », notent les deux Français, qui imaginent proposer la LoveBox aux entreprises comme « un objet totem dans l’open space qui favorise la communication positive ». Mais aussi dans les hôtels : « plutôt que d’appeler ou d’envoyer des textos de manière intrusive, la LoveBox peut-être posée sur la table de nuit pour faire passer un message destinée à améliorer le séjour des clients. »

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