Louis Lévy, fils d’écrivain et restaurateur à New York

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Mimi

185 Sullivan Street

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Quand il avait 15 ans, Louis Lévy avait un “plan de vie” : réaliser des films, puis, vers 40 ans, “ouvrir un restaurant avec des copains”. “Finalement, les choses se sont inversées, je commence par le restaurant”, constate le jeune homme de 25 ans, fils de l’écrivain Marc Lévy, lui aussi résident new-yorkais.

Le restaurant s’appelle Mimi, et ses copains, Evan, Daniel, et Camila. Le doyen est âgé de 27 ans. “Ce qui m’attire dans la restauration, c’est ce coté un peu idéalisé où après la fin du repas, on reste pendant des heures avec des amis à refaire le monde autour d’une table”, raconte Louis Levy, assis sur une banquette en velours nuit de son restaurant, qui ouvre vendredi 9 octobre à Greenwich Village.

IMG_8077Il imagine Mimi comme “une scène” où chaque soir se jouerait un épisode nouveau. Pour lui, faire tourner un restaurant, c’est presque comme tourner un film, ou monter une pièce de théâtre : il faut coordonner une équipe, “faire en sorte que tout soit impeccable à un instant précis” dans un décor et une ambiance étudiée, raconte le souriant Louis Lévy, passionné de cinéma et de photographie.

Travelling arrière : Louis Lévy, qui a grandi entre Paris et Londres, s’installe à New York il y a six ans, peu après son père. Après des études d’histoire et de photo à la Parsons School, il a secondé pendant un an le propriétaire du restaurant Café Gitane, à New York, avant de décider de monter le sien avec trois amis. “On a fait une petite levée de fonds, on a un peu emprunté, nos familles nous ont aidés. On a aussi un ami qui a remporté un tournoi de poker et qui nous a donné un coup de main.”

Le décor de Mimi est moderne-rétro, avec du marbre au mur, des lustres en forme de boules métalliques, et un grand bar au milieu de la pièce. Sur la carte, des plats français, des choses “simples et bonnes”, assure Louis Lévy, qui recommande le tartare de veau, le gratin aux endives, les moules au vin blanc ou le fondant au chocolat avec de la glace au lait de chèvre.

Les plats ont été élaborés par une jeune cheffe américaine. “On lui a laissé carte blanche, sauf pour le baba au rhum, parce que c’est mon dessert préféré. Et aussi le poulet à la moutarde. C’est un clin d’œil à mon père, car quand on vivait à Londres, c’était en pleine crise de la vache folle, et pendant trois ans on a mangé du poulet tous les soirs, on a dû manger une ferme entière !”, se souvient Louis Lévy.

Le restaurant sera pour le moment ouvert uniquement le soir, et Louis Lévy prévoit d’y passer la plupart de ses soirées, pour accueillir les gens et les placer. “Ensuite, on prévoit aussi d’ouvrir le week-end pour le brunch, puis pour le déjeuner.”

Marc Lévy a déjà diné chez Mimi la semaine dernière avec sa femme Pauline et leur fils de cinq ans, lors d’une soirée de pré-ouverture. “Il m’a dit que cela lui avait beaucoup plu. Mais j’espère qu’il ne dit pas cela parce que c’est mon père !”, dit Louis Lévy. “Je crois qu’il aime bien l’idée, ouvrir un restaurant, c’est quelque chose qu’il aurait aimé faire quand il était plus jeune. Et puis, il est très bon cuisinier”, poursuit-il. Son père, qui habite le quartier, risque en tout cas souvent d’y passer. “Il est obsédé par l’idée de venir pour se faire son café.” 

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