L’institut du monde arabe inaugure l’exposition “Cités Millénaires” à Washington

Jack Lang, directeur de l'Institut du monde arabe et Chase F. Robinson, directeur de la galerie Arthur M.Sackler et Freer. Crédits : MD

Pour la première fois, une exposition de l’Institut du monde arabe est exposée aux Etats-Unis. Pour marquer l’occasion, le président de l’Institut du monde Arabe a fait le déplacement à Washington. Jeudi 22 janvier, Jack Lang était l’invité du prestigieux Smithsonian national museum of Asian Art pour inaugurer l’exposition “Cités Millénaires. Un voyage virtuel de Palmyre à Mossoul”. Organisée et créée par l’Institut du monde arabe, l’exposition ressuscite virtuellement plusieurs sites historiques d’Alep et de Palmyre en Syrie, et Mossoul en Irak.

“Un signe de confiance de la part d’un musée unique”

“C’est une consécration que l’exposition soit à Washington, surtout pour les personnes qui aident à la protection de l’héritage”, s’est réjouit l’ancien Ministre de la Culture. Chase F. Robinson, le directeur de la galerie Arthur M.Sackler, a officiellement ouvert l’inauguration en rappelant : “La Syrie et l’Irak ont été les témoins de guerres et de massacres. Cette exposition refait vivre ces icônes historiques virtuellement.” 

“L’ouverture de cette exposition est un signe de confiance de la part d’un musée unique”, a renchéri Jack Lang, qui a insisté sur l’importance de protéger l’héritage du monde arabe dont une partie des vestiges millénaires é été bombardée et détruits par l’Organisation islamique, entre 2011 et 2017.

Une exposition entièrement virtuelle conçue par une société de jeux vidéos

Grâce à des procédés technologiques de pointe, l’exposition propose de découvrir les sites historiques détruits par l’Organisation islamique. Affublés de lunettes 3D et d’un casque spécial, les visiteurs ont l’impression de se promener au milieu du célèbre souk d’Alep en plein effervescence. Sons de rue, vue à 360 degrés, précisions des structures… Pour réussir son pari, l’Institut du monde arabe s’est entouré de la société de jeux vidéo Ubisoft, ainsi que d’Iconem et de l’Unesco.

L’exposition redonne vie virtuellement à des merveilles aujourd’hui disparues, comme le temple de Baalshamin de Palmyre, le souk d’Alep, les Tunnels de Nabi Yunus, l’Eglise Notre-Dame-de-L’Heure, ainsi que la célèbre Grande mosquée Al-Nouri à Mossoul en Irak. Grâce au procédé du 3D, les visiteurs peuvent également marcher au milieu des ruines ou dans des passages rendus normalement impossible à visiter à cause de l’érosion des sites. “Age Old Cities” permet également de connaître le quotidien de millions d’habitants en Syrie et en Irak pendant ces six années de guerre, grâce à des films courts projetés près des reconstitutions virtuelles. Un plongeon dans l’Histoire qui redonne de l’espoir, puisque ce voyage virtuel est également une aide précieuse pour une éventuelle reconstruction de certains sites historiques.

L’exposition “Age Old Cities” est présentée au Smithsonian’s National Museum of Asian Art, à la Freer Gallery of Art  entre le 25 janvier et le 26 octobre 2020. Plus d’informations ici