Au LILA, un forum sur les bénéfices de l’éducation bilingue

Infos pratiques

Forum bilinguisme au LILA:

Quand: Le 24 mai, de 6 à 8pm

Où: campus de Burbank (1105 W Riverside Dr, Burbank, CA 91506)

-Inscriptions ici

(Article partenaire) Tout “expat” en a fait l’expérience: de passage au pays, tôt ou tard, vient l’exclamation des amis. “Quelle chance, vos enfants vont être bilingues…” Le bilinguisme impressionne, le bilinguisme des jeunes enfants plus encore, toujours vu avec un mélange de fascination et d’envie, comme si avoir des enfants bilingues était une sorte de don du ciel…

Or, les parents concernés le savent, le bilinguisme ne va pas sans effort. Il est parfois un combat, souvent une source de questions voire d’angoisses pour les parents qui veulent l’offrir à leurs enfants sans le soutien de l’école. C’est la raison pour laquelle le bilinguisme est au coeur du projet du Lycée International de Los Angeles (LILA). “Nous souhaitons être un établissement phare dans ce mouvement de développement de l’éducation bilingue que nous observons en ce moment et qui va bien au-delà de telle école ou de telle langue”, explique Michael Maniska, le chef d’établissement.

Le LILA organise le 24 mai une conférence sur le bilinguisme de 6 à 8pm sur le campus de Burbank (1105 W Riverside Dr, Burbank, CA 91506; Inscriptions ici) Au programme, les avantages de l’éducation bilingue, et notamment de l’apprentissage précoce, qui se répartissent en trois catégories:

1/ La bilitéracie:

Le premier avantage est une évidence: la maîtrise des deux langues de manière sinon égale en tout cas proche. Les enfants qui ont commencé l’apprentissage tôt ont souvent des résultats spectaculaires, quelques années plus tard, lorsque par exemple il est souvent impossible ou presque de connaître leur langue maternelle tant ils sont devenus “fluent” dans les deux langues.

En la matière une des théories les plus communément admises sur le développement du bilinguisme est celle que les linguistes appellent « la théorie des seuils » (développée notamment par Jim Cummins, de l’université de Toronto). L’image employée est celle d’une maison à 3 étages :

1/ Au rez-de-chaussée, les enfants dont les compétences dans les deux langues sont insuffisantes par rapport à leur groupe d’âge. A ce stade, les effets du bilinguisme sont éventuellement négatifs (impossibilité de suivre à l’école par exemple).

2/ A l’étage intermédiaire, les enfants dont les compétences sont normales pour leur âge, mais seulement dans une langue. A ce niveau, les enfants n’ont en principe aucun désavantage ni avantage par rapport aux monolingues.

3/ A l’étage supérieur on trouve les enfants qui sont « bilingues équilibrés ». Leurs compétences sont celles d’enfants monolingues dans les deux langues. C’est à ce niveau qu’apparaissent les fameux avantages du bilinguisme.

Selon cette théorie, il existe donc deux seuils (entre le niveau 1 et le niveau 2 et entre le niveau 2 et le niveau 3) qui doivent être atteints pour pouvoir passer au niveau supérieur. Le coeur de la théorie des seuils est donc de souligner que pour pouvoir disposer de compétences élevées dans les deux langues il faut d’abord passer par le niveau intermédiaire, et donc maîtriser une des deux langues.

La théorie des seuils a des conséquences importantes quant à la construction des systèmes d’enseignement bilingue. Elle explique pourquoi la plupart des systèmes « réellement bilingues » choisissent de donner la priorité à une langue dans les petites classes (maternelles), pour permettre de construire les fondations dans une des deux langues avant de pouvoir transférer ces compétences à la deuxième langue.

2/Les avantages cognitifs

Depuis une quinzaine d’années, les recherches s’accumulent pour démontrer que le bilinguisme a des conséquences positives pour le fonctionnement du cerveau. Il ne s’agit évidemment pas de dire que les bilingues sont plus intelligents, mais certaines fonctions cognitives bénéficient du bilinguisme de manière incontestable.

Ellen Bialystok, enseignante-chercheuse en psychologie à la York University, à Toronto est une des expertes les plus réputées du cerveau bilingue. Elle explique que “les bilingues doivent en permanence arbitrer entre deux langues. Quand un bilingue franco-anglais voit un chien, selon son interlocuteur, il dira « chien » ou « dog », mais les deux systèmes sont toujours actifs – l’un des deux sera inhibé. Nos recherches ont montré que cet usage constant d’un double circuit renforce le système de « contrôle exécutif » du cerveau. Plus sollicitée, cette partie devient plus efficace. C’est ce qui explique que les bilingues réussissent mieux certaines taches que les monolingues : résoudre des conflits, faire plusieurs choses à la fois, passer d’un ordre à un autre rapidement, inhiber une action”.

Le bilinguisme précoce est en fait un entraînement de haut niveau qui façonne durablement le cerveau. Or il est aujourd’hui connu que celui-ci est un organe plastique, capable de se muscler, de s’améliorer, de se façonner. Il a été démontré que des pratiques répétées ont un effet significatif sur ses performances cognitives. Les chauffeurs de taxi londoniens habitués à mémoriser les rues disposent d’une aire d’hippocampe élargie, les architectes sont meilleurs en capacités visio-spatiales. De la même manière, « les bilingues ont une matière grise plus dense dans leur cortex pariétal inférieur gauche. Epaississement qui est plus manifeste encore chez les personnes bilingues dès l’enfance plutôt que chez les personnes ayant appris une seconde langue tardivement », dit Ellen Bialystok.

Ce “cortex plus épais” se traduit concrètement par de réels avantages dans les tâches que les scientifiques nomment « métalinguistiques », soit les tâches qui exigent dans le même temps de contrôler son attention et d’inhiber certaines fonctions. Bref, d’être concentré et efficace. Exemple en deux temps : des enfants bilingues ou monolingues relèvent avec la même rapidité que la phrase « les pommes poussées sur les arbres » est grammaticalement incorrecte. Le verbe n’y est pas conjugué. Si on leur présente la phrase, « les pommes poussent sur des nez », les bilingues observent plus rapidement que les monolingues que cette phrase a beau être absurde, elle n’en est pas moins grammaticalement juste. « Cet exercice exige une attention particulière, analyse Ellen Bialystok, car il faut être capable de ne pas se laisser distraire par le sens absurde de la phrase et savoir se concentrer uniquement sur la justesse grammaticale ». Cette expérience a conduit les scientifiques à mesurer plus finement les performances des bilingues dans la résolution de problèmes. Les bilingues sont meilleurs quand le problème posé comporte des incongruités, des indices superflus égarant le raisonnement. Très aisément, ils les éliminent. Comme si leur cerveau était hyper entraîné à mettre de côté ce dont il n’a pas immédiatement besoin. En 1996, Philipp Zelazo et son équipe de l’université du Minnesota ont réuni un groupe d’enfants, âgés de 4 à 5 ans, auxquels ils ont demandé de trier des cartes selon leur couleur. Puis dans la foulée, de les retrier selon leur forme. Les bilingues alternent rapidement, ils ne se laissent pas distraire dans le second exercice par la couleur. Tandis que les monolingues ont des difficultés à se plier au second critère de tri. « Les bilingues paraissent être dotés de meilleures capacités dans les activités exigeant un contrôle exécutif. Ils sont plus performants dans les tâches exigeant de résoudre un conflit entre deux options pour obtenir la réponse », conclut Ellen Bialystok.

3/ Les compétences interculturelles.

Etre bilingue c’est aussi être apte à naviguer un monde multiple, à devenir un “citoyen global”. “Je vois beaucoup d’écoles privées notamment qui proclament leur volonté de créer des “global citizens” mais qui bizarrement le font sans les langues, note Michael Maniska. L’un ne va pas sans l’autre à notre avis”.

Une conviction confirmée par les travaux d’une chercheuse de l’université Concordia à Montréal, qui affirme  qu’apprendre une langue très jeune rend plus ouvert et tolérant. La chercheuse a mené une expérience auprès de 48 enfants, bilingues et monolingues, âgés de cinq ans. “Nous leur avons raconté l’histoire suivante : Benjamin est né de parents chinois, mais a été adopté immédiatement par des Anglais. Quelle langue va-t-il parler, anglais ou chinois ? Les bilingues tendent à penser qu’il va parler anglais. Tandis que la majorité des monolingues répondent qu’il va parler chinois.”

Selon la chercheuse, ce mode de pensée les prédispose à une forme de tolérance et d’ouverture à la différence. “Les stéréotypes, les préjugés, le racisme des adultes dérivent d’une forme de pensée essentialiste très ancrée, explique la chercheuse. Nous montrons que l’apprentissage d’une seconde langue très tôt dans la vie change la manière dont les enfants perçoivent leur environnement, et modifie leur façon de penser. L’apprentissage d’une seconde langue permet de faire comprendre aux enfants très jeunes que certaines choses sont acquises, et non innées.”

De la maternelle  à la terminale, le Lycée International de Los Angeles est une école internationale engagée dans la poursuite de l’excellence académique au sein d’un environnement enrichissant et familier, où l’initiative individuelle, la créativité et la curiosité sont valorisées. Les élèves suivent un cursus bilingue, rigoureux et équilibré menant au baccalauréat français ou au baccalauréat international. Le but du Lycée est de développer des individus équilibrés et sensibles au monde extérieur, des esprits critiques et ouverts qui s’épanouiront dans un monde de diversité et de compétition grandissante.

Sur le Lycée International de Los Angeles: L’équipe éducative du Lycée International de Los Angeles travaille au sein de 5 campus (Burbank, Los Feliz, Pasadena, West Valley et Orange County) pour un effectif global de 1,100 élèves environ issus de plus de 50 nationalités différentes. Les effectifs de classe sont de taille à faciliter les échanges d’idées et à favoriser l’expression de chacun. Cette richesse d’origines et de parcours diversifiés permet à chacun de tirer profit des autres et de leur expérience.

L’école est accréditée à la fois par le WASC (Western Association of Schools and Colleges),par le Ministère Français de l’Education Nationale ainsi que l’Organisation du Baccalauréat International. Ainsi, les diplômés  peuvent prétendre continuer leurs études vers les Universités prestigieuses Américaines ou mondiales ou vers les Grandes Ecoles ou universités Françaises et Européennes.

Pour s’inscrire au forum, c’est ici

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Note: les “articles partenaires” ne sont pas des articles de la rédaction de French Morning. Ils sont fournis par ou écrits sur commande d’un annonceur qui en détermine le contenu.

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