Les start-ups médicales françaises débarquent aux USA

Elles sont 53, fraîches et pimpantes, tout juste débarquées à New York et prêtes à partir à l’assaut du marché américain.

L’évènement, qui se tient ce mardi 27 octobre, s’appelle “MedStartUp” et, sous l’égide de Business France et de la Galien Foundation, réunit des start up françaises du secteur des bio-tech qui se préparent depuis mai dernier pour cette rencontre avec plus de 230 entreprises et organisations américaines travaillant dans le secteur de la santé. Les premières débordent d’énergie et d’envies, les secondes connaissent le marché et sont prêtes à investir.

«C’est la deuxième fois que cet événement a lieu et le cru précédent nous a conforté dans la pertinence de provoquer ces rencontres. Sur 46 start-ups françaises présentes en 2014, 22 partenariats ont été noués avec des sociétés ou organismes américains. Sans compter ceux qui sont encore confidentiels. Un ratio exceptionnel ! », souligne Bruno Cohen, président de la Galien Foundation. Parmi eux, trois couples ont d’ailleurs reçu une dotation MedStartUp d’un montant total de 100.000 dollars financée par sa Fondation.

Les besoins du marché américain

Les 53 start-ups françaises participant cette année ont été sélectionnées en amont parmi 200 candidatures. « Nous avons choisi des projets et produits innovants ou qui répondent à un besoin de santé important et non couvert, que ce soit un médicament, un outil de télémédecine ou encore une technologie médicale. Les Français sont très à la pointe dans certains domaines comme la neurologie ou encore le développement d’implants. En outre, le concept doit répondre aux besoins du marché américain. Depuis le lancement du programme Obamacare, les attentes évoluent et sont tournées vers des solutions de santé qui permettent de faire baisser les coûts : les génériques, des offres rationnelles dans la gestion des soins », explique Yves Germani, spécialiste du secteur santé pour Business France.

Ainsi, une start-up développe un médicament contre la maladie d’Alzheimer, une autre propose des implants vertébraux totalement originaux, une troisième propose aux médecins d’utiliser les google glass en consultation pour communiquer des informations en temps réel en gardant les mains libres et une quatrième un système de chèques prépayés à utiliser chez les médecins… Une sélection éclectique qui répond donc à des besoins très divers.

En face, les entreprises, investisseurs ou encore hôpitaux américains ont été choisis pour leurs centres d’intérêts. « Les Américains sont très pragmatiques et ne veulent pas perdre de temps. Ils apprécient énormément qu’on leur soumette directement les projets qui peuvent les intéresser », clarifie Charles Henry Dion, spécialiste du secteur santé pour Business France à Boston. “Par contre les clients américains veulent des références. Il est donc nécessaire pour toute jeune entreprise française voulant s’implanter aux Etats-Unis de nouer des partenariats avec des acteurs locaux. Et l’idée, c’est qu’en provoquant des partenariats précoces, les Français gagnent tout de suite des parts de marché à l’international plutôt que d’arriver trop tard, sur un marché déjà concurrentiel », précise Charles-Henry Dion.