Les Sarkozy de retour sous les projecteurs

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Revue de presse. Cette semaine, les médias américains n’ont pas laissé passer l’évènement de la semaine en France: l’UMP et ses deux présidents.

Mais l’attention de la presse outre-Atlantique se dirige aussi sur celui dont tout le monde parle mais que personne ne voit: un certain Nicolas Sarkozy qui prodigue conseils et directives tapi dans l’ombre. Comme leurs homologues français, les journalistes américains se demandent si l’ancien locataire de l’Elysée ne va pas revenir sur le devant de la scène politique.

Dans un article intitulé “La droite française est en train d’imploser tout doucement“, le site d’information Global Post se demande si l’ancien président n’est pas l’Élu désigné pour sauver la droite en danger. “La situation est devenue carrément embarrassante pour l’UMP.(…) Et les choses vont si mal qu’on supplie Nicolas Sarkozy de revenir.” Une théorie qui se confirme avec ces propos attribués à Sarkozy. “Nicolas Sarkozy aurait dit à un ami le mois dernier: ‘Vu l’état désastreux dans lequel la France risque de se trouver dans cinq ans, je n’aurai pas le choix en 2017’.

Carla Bruni-Sarkozy, mère au foyer “bourge

En attendant une confirmation de ce retour plausible, c’est Carla Bruni-Sarkozy, cette fois, qui fait parler d’elle. Dans une interview donnée au magazine Vogue (édition française, décembre 2012), l’ex-première dame se dit “pas du tout militante féministe” et se qualifie de “vraie bourge“. Des propos qui ont interpellé le Huffington PostCette mère de deux enfants continue à expliquer son point de vue en vantant les avantages du bonheur domestique.” Mais le journal n’y croit pas vraiment. “De toute évidence, les nouvelles idées de Carla marquent un changement de rythme pour le mannequin. (Mais peut-être qu’il y a quelque chose qui manque ici. Peut-être une once d’ironie? Ou un ton plus ludique?)” Le Huffington Post enquête à son tour sur l’éventuel retour de son mari en politique. “Interrogée sur l’avenir politique de l’ancien président, Carla Bruni affirme qu”elle n’a plus envie de parler de tout cela’ et qu”elle ne le fera plus’.” Comprenez: il va revenir.

Hollande, moins “vendeur” que Sarkozy

Décidément, le couple Sarkozy ne se fait pas oublier des médias, nostalgiques de ce couple “qui fait vendre“. Un article paru sur le site du New York Times critique les connivences entre journalistes et personnalités politiques. “En France, la frontière entre politiciens et médias est parfois floue.” Un mélange des genres que Nicolas Sarkozy incarnait à la perfection, ajoute le quotidien. Mais l’arrivée de François Hollande au pouvoir pourrait mettre fin à cet excès de “peoplisation”. “Il s’avère que M. Hollande est  ennuyant, surtout pour les supports d’informations qui couvrent l’actualité gouvernementale comme si rien d’autre n’importait, se reposant sur la politique parisienne pour conduire l’information“.

Pourtant, François Hollande a gardé nombre des habitudes de Nicolas Sarkozy dans ses relations avec les patrons de presse. Le New York Times explique que le président socialiste aurait demandé la peau d’Etienne Mougeotte, le patron du Figaro. “Dans un pays où une grande partie de l’élite parisienne a un passé commun, est allée aux mêmes écoles et va aux mêmes fêtes, les mélanges traditionnels entre journalistes et politiques ont perduré,” ajoute le Times.

La bière en danger

Attention, amateurs de bière! “Une ponction fiscale inégale pourrait tomber dans le pays du vin!” s’exclame le New York TimesCette semaine, les rumeurs sur un projet de doubler la taxe sur la bière a intrigué le quotidien new-yorkais. “Ce n’est pas seulement l’augmentation de la taxe – qui augmenterait le prix de 25 à 40 cents par bouteille – qui contrarie les consommateurs. ‘Je suis choqué que la bière soit la seule cible’, a déclaré un brasseur français. ‘Je suis choqué que les producteurs d’autres alcools ne soient pas affectés’.” Le New York Times suggère que le vin a été épargné car l’industrie jouit d’un “plus grand prestige politique“. ‘Les viticulteurs ne sont pas derrière la nation, mais la nation est derrière eux’, lance un brasseur interviewé par le quotidien. Pour les professionnels de la bière et de la restauration “déjà résignés au déclin de la culture du café” en France, le coup est donc dur à avaler. Si en plus on ne peut plus trinquer…