Les Français au rendez-vous d’Art Basel Miami

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Art Basel Miami

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“C’est la plus grosse foire d’art aux Etats-Unis et un rendez-vous incontournable”. Olivier Antoine, directeur de la galerie française “Art:Concept”, se réjouit. Il participera du 6 au 9 décembre  à la onzième édition d’Art Basel Miami.

Avec plus de 250 galeries participantes, d’innombrables foires d’art et un programme culturel riche et varié, Art Basel Miami est devenu la manifestation d’art contemporain la plus  importante du continent américain. Pendant quatre jours, des artistes, galeries, collectionneurs et passionnés d’art contemporain du monde entier envahiront le Convention Center de la “Magic City”.

Les galeries rigoureusement sélectionnées par les organisateurs exposeront les œuvres de leurs artistes. Celles-ci datent de 1900 à nos jours et sont issues du monde entier. La plus grande section, « Art Galleries », présentera des peintures, sculptures, photographies, installations et vidéos provenant de 200 galeries d’Amérique du nord et du sud, d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Prix des œuvres exposées : d’une centaine de dollars à plusieurs millions. La section « Art Nova » est, quant à elle, dédiée aux œuvres d’art créées ces trois dernières années. Trois galeries françaises (Bugada & Cargnel, Galerie Frank Elbaz, Gaudel de Stampa) y montreront les travaux de huit artistes français.

Plateforme pour les artistes émergents, « Art Positions » est souvent jugée l’une des sections les plus intéressantes, car elle permet aux critiques et collectionneurs d’art de détecter les nouvelles tendances. Enfin, « Art Kabinett » regroupera les expositions thématiques de 20 galeries, comme l’histoire du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis par la galerie Alexander Gray Associates. Le programme ne s’arrête pas là : d’innombrables projections de films, des conférences et des soirées plongeront Miami dans un intense bouillon de culture.

Des Français au rendez-vous

Dix-neuf galeries françaises seront présentes. Dix-huit d’entre elles exposeront leurs trésors à la foire principale, « Art Galleries ». La galerie parisienne Daniel Templon montrera les ouvres de huit artistes autour du thème “culture et globalisation”. Sa directrice, Anne-Claudie Coric, insiste sur l’importance de la foire: “On participe à la foire de Bâle depuis 1977, à Art Basel Hongkong et à l’édition de Miami pour avoir un pied sur les trois continents. C’est important, car on a beaucoup de clients aux Etats-Unis et en Amérique latine.”

“Le marché d’art en France se porte très bien et les galeries françaises sont plutôt en train de croître parce que Paris reste une place culturelle intéressante. On a une presse positive, notamment avec le succès de la FIAC (ndr: Foire internationale d’art contemporain à Paris). Par conséquent, les foires internationales regardent les galeries françaises d’un nouvel oeil”, note Olivier Antoine de la galerie Art:Concept, qui montrera notamment le travail de deux artistes français, Vidya Gastaldon et Hubert Duprat.

Dans la section « Art Positions », deux expositions de galeries françaises sont à voir : Mor Charpentier présente les travaux de Julieta Aranda, artiste mexicaine et directrice du journal d’art E-flux, et la galerie Michel Rein. “Nous participons pour la première fois et montrons les photographies de LaToya Ruby Frazier, une artiste formidable qui a fait le buzz à la Whitney Biennal”, raconte M. Rein. Ses portraits en noir et blanc sont vendues pour 6.000$ à 30.000 $.

Malgré la crise économique persistante en Europe, les galeristes français se montrent résolument optimistes. “Bien sûr c’est la crise, mais l’art semble échapper à tout”, confirme Michel Rein. Et effectivement, le marasme économique ne freine pas les prix de l’art, mais au contraire semble les faire exploser. “Pendant la crise, l’art devient une valeur refuge et les ventes aux enchères explosent de nouveau chaque année”, ajoute Sandrine Kukurudz, l’organisatrice de la grande foire “Ouverture – Arts for a better world” du 4 au 9 décembre.

En novembre, un tableau de Mark Rothko a été vendu pour 75 millions de dollars chez Sotheby’s, au cours d’une vente aux enchères qui a généré 375 millions de dollars, battant tous les records de la maison d’art. “Beaucoup de gens ont peur de la crise et évitent les marchés risqués que sont devenus la bourse et même le marché immobilier. Les grandes fortunes veulent diversifier leurs investissements”, observe Anne-Claudie Coric.

“Il reste un gros potentiel économique, mais ce n’est pas le cas pour toutes les galeries”, nuance Olivier Antoine. “Tout dépend du programme, si cela ne se renouvelle pas, la situation est plus compliquée.” Toutefois, Art Basel Miami ne désemplit pas. “Il n’y a plus une seule chambre d’hôtel dans les 30 miles autour du Convention Center”, s’exclame Sandrine Kukurudz. “Les gens veulent apprécier l’art, dit Anne Claudie-Coric. Et penser à autre chose.”

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