Les Etats-Unis sous le choc des attentats parisiens

A Washington, la salle des Capitals, l'équipe de hockey-sur-glace, aux couleurs de la France

Petits gestes ou grandes déclarations, l’Amérique a depuis hier soir manifesté de mille manière sa solidarité avec la France.

De Barack Obama qui fut l’un des premiers chefs d’Etat à réagir, prenant la parole vendredi soir, quelques minutes avant François Hollande, aux très nombreux messages personnels reçus par les Français des Etats-Unis, le peuple Américain a réagi aux attentats de Paris.

Dès vendredi soir, les chaînes d’information sont passées en mode “breaking news” sur le sujet, grâce largement dans un premier temps aux images et aux informations des télévisions françaises. Rapidement, tous les médias américains ont commencé à acheminer vers Paris des dizaines de reporters pour couvrir les évènements. CNN prévoyait dans la nuit d’avoir quelque 70 personnes sur place dès le petit matin.

Un peu partout à travers le pays, des monuments ont été illuminés en bleu blanc rouge en hommage aux victimes. A New York, le gouverneur Andrew Cuomo a demandé que l’antenne du World Trade Center soit mise aux couleurs de la France vendredi soir. A San Francisco, la même chose a été faite pour le City Hall.

CityHallSF_Paris

A Washington, l’équipe de hockey des Capitals a rendu hommage à la France en affichant les trois couleurs sur la glace. Dans beaucoup de grandes villes américaines des rassemblements sont prévus ce samedi ou dimanche. Retrouver la liste ici.

Les réactions politiques ont également été très nombreuses. Hillary Clinton a l’une des premières réagi sur twitter:

Son adversaire dans la primaire démocrate, Bernie Sanders, a également exprimé son horreur. Sanders et Clinton, ainsi que le troisième candidat Martin O’Malley, ont rendez-vous ce soir pour un débat télévisé. Initialement prévu sans thème particulier, le débat “sera inévitablement consacré largement aux attentats de Paris et à leurs conséquences”, commente NPR.

Côté républicain, les réactions sont rapidement devenues plus politiques, tous les candidats à la primaire profitant de l’occasion pour mettre en évidence leur zèle sécuritaire.