Les Etats-Unis attirent les cerveaux français, pas les riches

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653 pages

Les Etats-Unis figurent dans les destinations de tête des Français redevables de l’Impôt sur la Fortune (ISF) qui s’expatrient, mais restent beaucoup moins prisés que certains pays européens.

C’est l’un des enseignements de la commission d’enquête sur « l’exil des forces vives de France », présidée par les députés UMP Luc Châtel et socialiste Yann Galut, qui a publié son rapport à la mi-octobre. Selon les statistiques de la Direction Générale des Finances Publiques, citées dans le document de 653 pages (version électronique), 8% des Français payant l’ISF qui ont quitté le pays en 2012 se sont rendus aux Etats-Unis. Une proportion stable depuis 2009, en recul depuis 2007 quand le taux plafonnait à 12%.

Les Etats-Unis sont la quatrième destination la plus attractive pour ses grandes fortunes expatriées, loin derrière le Royaume-Uni (14% des départs en 2012), la Belgique (17%) et la Suisse (20%).

Le nombre total de départs d’individus redevable de l’ISF est par ailleurs resté stable en 2012 par rapport à 2011, respectivement 34.524 contre 35.077, année du plus grand nombre de départs depuis 2002. “À l’évidence, seule une part minime des départs des redevables de l’impôt sur le revenu dans leur ensemble est motivée par des raisons fiscales“, commentent les auteurs du rapport.

Fuite des cerveaux

En revanche, les Etats-Unis attirent les “cerveaux” français. L’Oncle Sam est la principale terre d’accueil des diplômés français du supérieur. Selon l’OCDE, elle a accueilli plus de 100.000 personnes avec ce niveau d’études en 2010-2011, loin devant le Royaume-Uni, le Canada et l’Espagne.

Mais un expert interrogé par la commission relativise l’idée selon laquelle il existerait une “fuite” des cerveaux français vers les Etats-Unis ou les autres pays de l’OCDE. En effet, bien qu’en augmentation, le taux d’émigration des diplômés du supérieur reste relativement bas en France, de 5% en 2010-2011, “nettement inférieur à celui du Royaume-Uni ou de l’Allemagne“, note le rapport.

La France reste par ailleurs importatrice nette de diplômés de l’enseignement supérieur, le nombre d’individus de ce niveau d’études quittant la France étant presque deux fois moins élevé que celui des étrangers avec ce profil venant s’installer dans l’Hexagone – environ 600.000 contre 1 million en 2010, selon l’OCDE.

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