Les Américains, champions du grignotage

Si les Américains font du grignotage un sport national, les Français y résistent avec ferveur. En France, la structure traditionnelle des repas (petit-déjeuner, déjeuner et dîner) est respectée, d’après le Centre de Recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), alors qu’elle ne l’est pas aux Etats-Unis.

En effet, les calories emmagasinées par les Français durant la journée sont réparties de manière équilibrée : 17% des apports énergétiques quotidiens proviennent du petit-déjeuner, 37% du déjeuner et 36% du dîner. Seulement 10% des apports énergétiques sont consommés en dehors des repas, contre 22% aux Etats-Unis, selon le centre.

Pourquoi un tel écart ? Les Américains répartissent leurs périodes d’alimentation différemment. Si les apports énergétiques sont similaires au petit-déjeuner et au dîner (respectivement 18% et 36%), l’Américain ne mange presque pas le midi, avec seulement 24% des apports énergétiques consommés. Le déjeuner étant presque inexistant, les collations, pauses-café et autres apéros sont plus nombreux (deux fois plus qu’en France) pour leur permettre de tenir toute la journée. Autre facteur : l’importance en France des repas dits « conviviaux », c’est-à-dire pris à plusieurs (en famille, entre collègues ou amis). Quatre-vingts pourcent des Français prennent leur repas de cette façon. Un cadre qui rend le grignotage plus difficile.

La manie du grignotage peut avoir de lourdes conséquences. Toujours d’après le Crédoc, ce mode d’alimentation contribue à faire grimper le taux d’obésité: 26,9% des Américains sont considérés comme obèses contre 14,5% des Français.