L’EINY commence l’année scolaire avec de nouveaux propriétaires

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Le site de l'École Internationale de New York (EINY)

L’École Internationale de New York (EINY) fera sa rentrée 2017-2018 avec un nouveau propriétaire. Deux même.

Parents d’élèves de l’école bilingue de Gramercy, Laurence et Philippe Roux ont racheté l’établissement en janvier pour un montant non-communiqué. Leur ambition: en faire une entité à but non lucratif. L’ancien propriétaire, l’Américain Jeremy Woods, possédait l’école depuis sa création en 2008. “On veut rétablir l’identité de l’école en tant que communauté francophone et francophile, abordable, où les gens sont proches les uns des autres. Bref, revenir à l’esprit des débuts“, explique Philippe Roux, cadre dans un hedge fund.

Le couple, dont les deux enfants sont scolarisés à l’école, est bien connu des autres parents, mais il se veut discret en dehors de l’EINY. Une recherche sur Google à partir de leurs noms ne donnera rien. “On a racheté l’école ensemble. Moitié, moitié, précise Philippe Roux. C’et un vrai projet commun. On reçoit tous nos e-mails dans la même boîte, on en discute tous les deux. Les décisions sont prises à deux. Nous sommes une famille très liée“.

Transformer l’école en établissement non lucratif prendra plusieurs années et doit permettre de lever des fonds pour soutenir les programmes, offrir aux enseignants davantage de matériel pédagogique et financer l’éventuelle acquisition d’un nouveau bâtiment, plus grand.

Pour Philippe Roux, ce changement de statut doit aussi permettre de protéger l’école contre le spectre de la des-homologation. “Il n’y a que deux écoles bilingues homologuées qui sont ‘for profit’ à New York: le Lyceum Kennedy et l’EINY. Le gouvernement aide les écoles à travers les bourses notamment, explique-t-il. Un jour, le gouvernement pourrait nous dire: vous êtes for profit, on vous enlève l’homologation“.

Les négociations autour du rachat ont duré “sept mois“, selon le directeur-fondateur de l’EINY, Yves Rivaud. “Le projet était devenu trop grand pour l’ex-propriétaire. Toute école a besoin de fonds pour grandir en plein coeur de Manhattan. Il fallait trouver une option pour transférer la propriété de l’école vers quelqu’un d’autre, indique-t-il, Au quotidien, ça ne changera rien, les programmes, la philosophie et les valeurs de l’école  resteront les mêmes“.

Les nouveaux propriétaires espèrent que ces changements permettront à l’école d’affirmer son identité face au Lycée français, en mettant en avant notamment la place importante accordée à l’anglais dans son programme. L’EINY veut aussi attirer davantage de familles non-françaises. “Les familles francophiles sont le vrai avenir, estime Philippe Roux. Au LFNY, il y a beaucoup d’expatriés car c’est le choix facile. Mais ce n’est pas forcément le bon choix pour quelqu’un qui veut élargir ses horizons“.

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