L’EFBA, trois ans et déjà grande

Lorsqu’elle a réuni une poignée de bénévoles au sein de l’EFBA il y a un peu plus de trois ans, Gabrielle Durana le faisait pour une idée: défendre la francophonie dans le monde. La Française ne cherchait pas un moyen de faire parler le français à ses enfants: elle n’en a pas. Mais trois ans plus tard, Education Française de la Bay Area a offert à des centaines d’enfants francophones de la région les cours de Français dont ils étaient jusque là privés.

Les cours du soirs organisés par EFBA s’adressent aux jeunes “francoforniens” scolarisés dans le système américain. Sur quinze sites répartis dans des écoles publiques, ils peuvent garder le contact avec la culture et la langue française.
Contrairement à New York où le programme a 7 ans, l’âge de raison, et qui a donné naissance à des classes d’immersion dans plusieurs écoles publiques new-yorkaises, EFBA reste une activité d’after school, en plus des heures scolaires. “C’est la raison pour laquelle, explique Gabrielle Durana, nous avons décidé d’investir cette année dans un programme de recherches interne de pédagogie par le jeu“. Objectif: être le plus efficace possible auprès d’enfants qui ont déjà une journée d’école derrière eux.
C’est pour cette même raison qu’il a été décidé  qu’une partie des efforts consisterait à développer aussi des temps d’immersion en français en dehors du rythme scolaire. Le premier centre aéré d’été 2012, à Mountain View, ayant été un succès, il est prévu d’en créer deux autres pour l’été 2013, l’un à Mill Valley et l’autre à Berkeley. En outre, San Francisco et Oakland accueillent durant l’année des centres de loisirs du vendredi soir. Il est également prévu près d’une quinzaine de visites de musées en français tout au long de l’année, les dimanches, avec un animateur culturel.

La présidente vient par ailleurs de déposer un dossier d’accréditation auprès du WASC, Western Association of Schools and Colleges, qui donnerait enfin à EFBA le statut très attendu d’école américaine et ouvrirait de nouvelles perspectives à la diffusion du français sur la côte pacifique.