L’Ecole des beaux-arts de Nantes à la conquête du désert texan

Pour en savoir plus

 

Le site de "Fieldwork: Marfa"

On avait besoin d’espace pour les artistes“. Pierre-Jean Galdin n’est pas peu fier de son coup. Le charismatique directeur de l’Ecole supérieure des beaux-arts de Nantes était, vendredi 23 septembre, aux Services Culturels de l’Ambassade de France à New York pour marquer l’achat d’un terrain à Marfa, une ville dans le désert texan de Trans-Pecos connue pour sa communauté artistique.

Le ministre des affaires étrangères -et ancien maire de Nantes- Jean-Marc Ayrault et les donateurs qui ont financé le projet étaient présents pour l’occasion. “Quand la communauté de Marfa nous a dit qu’elle allait nous vendre un bout de terrain, on s’est dit que c’était la bonne chose à faire. On va pouvoir faire de vrais projets artistiques” , poursuit le directeur.

L’établissement nantais n’arrive pas en terre inconnue. Elle s’était alliée avec la Haute école d’art et de design (HEAD) de Genève pour lancer en 2011 un programme de résidence appelé “Fieldwork: Marfa” pour développer la pratique du “Land Art” et de l’art dans l’espace public. “Dans les années 60-70, les Américains ont quitté le musée pour aller dans les paysages. Nous voulions faire la même chose” . Chaque année, ce programme reçoit 200 candidatures du monde entier.

L’acquisition de ce nouveau terrain d’une superficie de 80 km2 à l’ouest de Marfa – pour un coût de 100.000 dollars – doit permettre d’implanter un centre d’art expérimental, utilisé par une population diverse de chercheurs, d’artistes et d’étudiants. Il comportera notamment un “village d’art” pour des projets académiques, un “art field” destiné à la production d’oeuvres de “Land Art” et des logements pour les participants. L’école travaille également avec l’école d’art de l’University of Houston sur ce projet, dont la première pierre sera posée en juillet 2017.

 

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Le site de "Fieldwork: Marfa"