Le patron de Totsy, “success story” française à New York, passe le relais

Totsy, une des plus brillantes réussites françaises à New York, vient de perdre son deuxième papa. Après le départ du co-fondateur Christophe Garnier en novembre dernier, Guillaume Gauthereau passe la main. Sa démission intervient tout juste quatre ans après la création ce site de ventes flash de produits pour enfants, qui a connu une croissance exponentielle – en 2012, Totsy a réalisé un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros.

Guillaume Gauthereau laisse son fauteuil de patron à Lisa Kennedy, une Américaine qui a occupé un poste de vice-présidente chez Quidsi (Diapers.com, Soap.com, BeautyBar.com…). « Lisa a le potentiel pour faire passer le chiffre d’affaires de Totsy de 30 à 300 millions de dollars, comme elle l’a fait pour Diapers.com », estime Guillaume Gauthereau.

Comme souvent dans ce milieu, le départ des deux co-fondateurs intervient après l’entrée dans l’entreprise d’investisseurs importants. En juillet 2012, Totsy a levé 18,5 millions de dollars auprès de Rho Ventures et DFJ Gotham. Un investissement qui a fait passer la start-up dans une autre dimension…“Ma décision est vraiment personnelle.  Je me sens davantage stimulé dans les petites structures. On a créé Totsy à quatre, et aujourd’hui, nous employons une centaine de personnes… Ce n’est plus la même chose”, commente Guillaume Gauthereau, qui reste toutefois membre du conseil d’administration. Comme il l’explique sur son blog“ma passion, c’est de créer de nouvelles entreprises”.

Mais pour le moment, « je vais partir six mois en Inde, faire du bénévolat à Calcutta, dans l’association fondée par Mère Theresa. Après, je vais voyager au Tibet. J’ai envie d’un recentrage personnel, de faire des choses pour les autres », raconte ce diplômé de l’école vétérinaire de Maisons Alfort, qui était directeur de Lalique aux Etats-Unis avant de créer Totsy.

A son retour à New York, en novembre prochain, Guillaume Gauthereau compte réactiver Sequoia Lab, le cabinet de conseil qu’il a monté parallèlement à ses activités à Totsy. « J’ai aussi un projet d’entreprise, avec un aspect développement durable », glisse-t-il. Un business plan qui va murir sur les sommets de l’Himalaya.