Le galeriste français de Moby

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Des expositions d’art contemporain, Emmanuel Frémin en fait beaucoup. “Près d’une par mois, partout dans le monde”. Cela n’a rien de surprenant lorsque l’on connait la devise de cet ancien Parisien, devenu galeriste d’art à New York après plusieurs années passées dans la mode : “donner leur chance à de jeunes artistes et les suivre tout au long de leur carrière.”

Depuis la création de sa galerie Emmanuel Frémin en 2007 à Chelsea, ce passionné de photographie a exposé une douzaine d’artistes, en début de carrière pour la plupart. La galerie présente principalement des photographies, parfois quelques sculptures. Le style est souvent épuré, minimaliste, “avec quelque chose d’unique”, selon son fondateur.

Toutefois, les jours qui viennent auront un goût d’inédit pour cet habitué des foires d’art contemporain. Emmanuel Frémin s’apprête en effet à exposer l’un de ses talents du moment lors de la Pulse Contemporary Art Fair, qui se tiendra du 5 au 8 mars à New York. L’artiste en question n’est autre que le chanteur américain Moby, “devenu un ami” et “déjà photographe bien avant d’avoir été connu comme chanteur”.

C’est la première fois, après plusieurs demandes déclinées, que le galeriste français se voit accorder le droit d’exposer à l’événement annuel, particulièrement notoire. Il y présentera sept des travaux du chanteur dans une série aux résonnances apocalyptiques, intitulée « Innocents ». L’artiste s’est inspiré des figures masquées du « Culte des innocents » pour exprimer sa vision d’un monde post-apocalypse. Une conception de notre époque actuelle qui trouve un écho particulier chez Emmanuel Frémin. “Je ne connais aucun autre artiste qui ait fait quelque chose sur le thème d’un monde en déclin, qui s’autodétruit. Le message est superbe, et ce côté un peu dark, très minimaliste, correspond exactement à ce que nous recherchons pour la galerie.”

Le galeriste français présentera notamment deux photographies du chanteur lors de la Scope Art Fair, du 6 au 8 mars à New York. Mais cette fois-ci, lors de l’événement, il exposera quatre autres artistes “particulièrement novateurs” : le belge Antoine Rose et ses photos de paysages pris d’un hélicoptère à la verticale, l’israélien Eitan Vitkon avec ses travaux à partir d’épines sculptées, l’américain Nathan Vincent, dont les créations ont été exposées aux Mad Museum de New York, ainsi que l’israélien Drew Tal et sa série “World apart” avec qui Emmanuel Frémin s’est lancé à New York il y a plusieurs années. L’artiste en question a centré une grande partie de ses travaux sur le visage voilé de femmes musulmanes. “C’est notre artiste numéro 1, explique-t-il, j’ai commencé en lui cherchant des galeries pour exposer ses photographies, et nous avons très vite rencontré un grand succès. Puis j’ai ensuite pu créer ma propre galerie.”

Une réussite que ce dernier attribue avant tout à la “mentalité américaine”. “Ce que j’ai fait à New York en cinq ans prendrait dix ans à Paris, car les jeunes artistes n’y trouvent pas de relais. En France, l’acheteur s’intéresse davantage au pedigree de l’artiste, alors qu’aux Etats-Unis, on cherche le jeune qui fera le succès de demain” explique-t-il.

Aujourd’hui, le Français espère pouvoir obtenir son droit d’entrée à la Foire Internationale d’Art Contemporain (FIAC) à Paris, tout en sachant qu’“il faut faire de nombreuses demandes avant de pouvoir exposer”. Mais en attendant, Emmanuel Frémin poursuit son chemin. Prochaines étapes : “Dubaï en avril, Hong-Kong en mai, Lille en juin et les Hamptons en juillet!”

Credit photo: Emmanuel Fremin

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