Le Comité des Associations Françaises se “francophonise”

Nous sommes déjà un carrefour français, nous allons devenir un carrefour francophone“. A l’occasion de la réunion du Comité des Associations Françaises (CAF) de New York, lundi, son président Gérard Épelbaum (ci-contre), a accueilli le Club Aux Antilles au sein du regroupement d’associations françaises. Après la Chambre du Commerce belge, l’Union francophone des Belges à l’étranger et la Délégation générale du Québec, l’association représentant les Caribéens francophones de New York est devenue le quatrième groupe francophone non-français à rejoindre le CAF en un an.

Dynamiser la langue française

Président du CAF depuis avril 2011, Gérard Épelbaum a voulu ouvrir le comité, créé en 1924, au monde francophone. D’une part, pour “respecter les statuts du CAF, dont le titre exact est bien Comité des associations françaises et de langue française“. Et d’autre part, “redonner du dynamisme à un comité qui tournait en rond“. A terme, l’objectif est que “la communauté francophone se fasse sa place à New York“.

Elise Laurence-Chounoune (ci-dessus, à droite), présidente du Club aux Antilles, espère de ce nouveau partenariat “des relations, des rencontres et des échanges“. Le but : augmenter le nombre de participants francophones aux activités du club et ainsi enrichir l’association. Et pour ce club, majoritairement composé d’Haïtiens, c’est aussi l’occasion de “promouvoir la langue française au-delà de la France“.

Prise de (Qué)bec

Dans les mois à venir, d’autres associations francophones intégreront le comité. Mais Gérard Épelbaum refuse pour l’instant de dévoiler des noms. Lors de la réunion du CAF,  Isabelle Van Bockstaele, présidente de la commission des admissions, a toutefois exprimé son désaccord face à l’entrée de la Délégation générale du Québec. “Cette association fait partie du gouvernement québécois, explique-t-elle. Son statut de consulat, presque d’ambassade, ne correspond pas à ceux du comité“. “Si on accepte le Québec, alors pourquoi pas le Mali ou le Sénégal ?“, poursuit-elle. “Le Québec est une province et non un pays, et la délégation n’a pas de statut de consulat“, a répondu Gérard Épelbaum. Votée à 13 voix contre 6 en mars dernier,  l’admission de la Délégation générale du Québec ne sera pas remise en question.