Le centre-droit derrière Lefebvre

La quasi-totalité des candidats perdants du premier tour a désormais exprimé son choix pour le second. Derniers à se décider ceux du centre-droit Emile Servan-Schreiber (6,69% au premier tour) et Philippe Manteau (1,45%).

A la différence de la plupart des autres candidats de droite qui ont annoncé leur intention de voter pour le candidat de l’UMP sans demander ouvertement à leurs électeurs d’en faire autant, Emile Servan Schreiber a lui choisi d’appeler “tous ceux dont le suffrage s’est porté sur [son] nom à voter pour Frédéric Lefebvre (UMP) au second tour“.

Rappelant qu’il avait reproché à Frédéric Lefebvre de ne pas connaître l’Amérique du Nord, l’ex candidat centriste dit penser que “Frédéric Lefebvre pourra devenir rapidement “américain”. Il explique aussi que “les idées de gauche ne sont pas majoritaires dans notre circonscription”. Enfin, l’entrepreneur, spécialiste de “l’intelligence collective”, assure que “Frédéric Lefebvre s’est personnellement engagé à concrétiser, avec moi, les idées d’hémicycle virtuel et de démocratie ouverte qui étaient au cœur de ma campagne”. Il ne précise pas la forme concrète que cet “hémicycle virtuel” pourra prendre, mais annonce que l’UMP y sera associé.

De son côté, Philippe Manteau (qui était soutenu par l’ARES, regroupement du Nouveau Centre et du Parti Radical), explique lui qu’il faut faire barrage à la gauche. Sans jamais citer le nom de Frédéric Lefebvre, ni de l’UMP, il rend hommage à Corinne Narassiguin (“honnête et intègre”), mais assure que, “le PS n’ayant pas fait sa mue sociale libérale”, il ne peut qu’appeler à voter contre elle.