Laurent Quenioux, chef des diners éphémères

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Depuis leur création en 2010, les dîners éphémères du chef français Laurent Quenioux ont toujours un succès fou. Alors autant vous y prendre rapidement: ses prochains “pop-up dinners” au Vertical Bistro de Pasadena auront lieu les 18 et 19 mai.

Le chef français , dont le cassoulet serait l’un des meilleurs de LA selon Jonathan Gold, critique culinaire du très populaire « L.A Weekly », a fait ses classes dans le sud-ouest, adolescent.

«Je viens d’une famille originaire de Sologne, très impliquée dans la gastronomie française : lorsque j’ai décidé de faire de la cuisine mon métier, je suis allé me former au Pays-Basque, à Biarritz, chez mon parrain », explique le chef qui est ensuite passé par Maxim’s à Paris ou encore le Negresco de Nice, avant d’atterrir un peu par hasard aux Etats-Unis, dans les années 80.

« Mon patron de l’époque à l’Oasis de La Napoule m’a envoyé former l’équipe d’un nouveau restaurant lancé par un milliardaire de Los Angeles. A l’époque, les Etats-Unis ne m’inspiraient pas du tout ! Pour moi la cuisine américaine se résumait aux hamburgers et aux gros steaks ! Je ne pensais rester que quelques mois. Finalement, contre toute attente, je suis tombé amoureux fou de la Californie et je ne suis jamais rentré ! ».

Passionné par les influences culturo-culinaires (asiatiques, latinos et afro-américaines) de la Californie, Laurent Quenioux invente là-bas ce qu’il appelle la « French Nouvelle California cuisine », mélange de cuisine nouvelle française à la sauce californienne.

Après avoir créé plusieurs restaurants à succès, dont 7th Street Bistro à Downtown (le QG du maire de la ville et des célébrités d’Hollywood) ou encore Bistro K à Pasadena, Laurent Quenioux décide en 2011 de se tourner vers le concept des restaurants éphémères, avec LQ Foodings.  « Le problème à L.A, c’est qu’il est de plus en plus difficile pour un restaurant de durer sur le long-terme. Les gens veulent de la nouveauté sans arrêt. Les marges sont minimes et les coûts logistiques et de main d’œuvre relativement élevés ».

Dîner au cannabis et oeufs meurette

D’où l’intérêt des restaurants « pop-up » ou éphémères, des dîners thématiques organisés chacun une ou deux fois dans l’année. «L’avantage ? Le succès est toujours au rendez-vous, on s’installe pour seulement une soirée chez des particuliers, dans un restaurant, etc. ce qui est tout de même moins contraignant qu’un resto classique ! Et le mieux, c’est que l’on peut vraiment s’amuser et laisser libre cours à sa créativité !».

C’est comme cela qu’il y a deux ans, Laurent Quenioux a lancé un dîner spécial « cannabis », totalement illégal, mais qui a beaucoup fait parler de lui. Au menu ce soir-là : poulet au pamplemousse rose et feuilles de cannabis, pesto à la marijuana ou encore thé à l’herbe !

Plus classique, le menu spécial « cassoulet » à 38 dollars proposera lui, en plus du plat de résistance, du gâteau basque en dessert et des œufs meurette en entrée. «C’est un plat traditionnel de Bourgogne : on ajoute la sauce d’un boeuf bourguignon  à des oeufs pochés au vin rouge et à l’ail, le tout servi au petit-déjeuner ! Je vous garantis que vous ne trouverez cela  nulle par ailleurs à Los Angeles ! ». 

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