L’Amérique s’est trouvée son Le Pen: Donald Trump

Revue de presse. Selon le site d’information The Daily Beast, les Etats-Unis ont leur propre Le Pen: Donald Trump.

En parlant du candidat à la primaire républicaine, le journaliste Barrett Holmes Pitner écrit: “il forme son propre parti politique d’extrême droite américaine avec des racines dans la suprématie blanche et les mouvements néo-nazis. Il est en train de copier le modus operandi des mouvements d’extrême droite qui balaient l’Europe. Il est en train de devenir le Le Pen – Marine ou Jean-Marie – de l’Amérique” .

Certes, le système bipartisan américain laisse moins de place à l’extrême droite qu’en France, mais selon le Daily Beast, l’homme d’affaires et la famille d’extrême droite ont beaucoup en commun. Et de reprendre ce que Marine Le Pen disait au lendemain des attentats. “Sans frontières, il n’y a aucune protection possible“. “Cette réaction rappelle la rhétorique de Trump. Elle fait référence à une menace planant sur la sécurité physique, mais aussi à l’attaque du mode de vie d’une culture entière avec nulle part où se cacher.

Autre point commun: “l’équilibre difficile à trouver entre l’incitation directe ou indirecte à la violence pour soi-disant maintenir la stabilité et protéger les Américains contre une menace invisible mais omniprésente” poursuit le journaliste.

Les leaders d’extrême droite se saisissent d’évènements violents pour galvaniser leurs supporters et accroitre leur influence politique. Si leurs supporters s’engagent dans des actes de violences, ils s’en distancieront ou qualifieront tout lien de diffamatoire, mais si une entité qu’ils estiment néfaste inflige des maux, ils l’utiliseront pour marquer des points politiquement” . Ce que Trump a fait avec le mouvement Black Lives Matter.

Le Daily Beast note, par exemple, que les attaques de Paris ont eu le même impact à la hausse sur les cotes de popularité de Trump et de Marine Le Pen. “Certains pensent même qu’elle a une carte à jouer pour 2017” .

Trump lui pourait s’effondrer. Depuis qu’il s’est moqué d’un journalist handicapé pendant l’un de ses meetings, il a plongé de 12 points… Mais il a posé, à droite, les bases d’une possible alternative au parti républicain. “Son ascension comme candidat d’extrême droite, issu d’un troisième parti, semble improbable en raison de notre système bipartisan, mais l’influence grandissante du Tea Party et l’impact de la révision de la carte électorale sur la Chambre des Représentants rend la perspective d’un troisième parti beaucoup plus plausible que les Américains ne le pensent“.