La France, terre d’entrepreneurs et d’impôts

(Revue de presse) La France, vivier d’entrepreneurs ? C’est l’avis du site Bloomberg Business Week qui publie un article sur la vitalité des entreprises françaises. Enfin un article qui tranche sur la sinistrose ambiante !

« Pas besoin d’être Gérard Depardieu pour penser que les impôts élevés en France et l’Etat Providence étouffent l’entrepreneuriat. Il est alors surprenant qu’il y ait eu davantage de créations d’entreprises en France entre 2007 et 2011 que dans le reste des économies prospères du G-7, dont les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et le Japon combinés », avance le site américain.

« Qu’est-il donc arrivé à la France ? », s’interroge Bloomberg Business Week. Pour le site, le responsable de ces bons chiffres n’est pas le socialiste François Hollande. « Le sursaut peut être attribué à un changement que le gouvernement du président Nicolas Sarkozy a fait en 2009 visant à simplifier les règles et à mettre en place des réductions d’impôts pour les créateurs de très petites entreprises à travers le programme appelé auto-entrepreneur », explique le site.

Bloomberg Business Week, qui s’appuie sur un rapport du Financial Times, précise que « la plupart des auto-entrepreneurs gagnent moins que le salaire minimum français de 9,40 euros de l’heure (…) comme de nombreux travailleurs indépendant aux Etats-Unis, les Français se tournent vers l’auto-entreprenariat pour générer des revenus quand ils ne peuvent pas trouver d’emploi. Et cela se passe dans un pays où les chômeurs ont des avantages beaucoup plus généreux qu’aux Etats-Unis ». Pourtant, « ce ne sera pas suffisant pour faire revenir Gérard Depardieu de Russie », estime le site américain.

Accro aux impôts

Cet élan d’optimisme n’est pas de l’avis de Richard Fisher, le président de la Réserve Fédérale de Dallas. « Je suis inquiet pour la France, plus que pour n’importe quel autre pays », a-t-il déclaré selon CNBC, qui signe un article dans lequel la France est décrite comme « la plus grosse inquiétude en Europe ». « Richard Fisher (…) est plus inquiet pour la deuxième économie de la zone euro que pour sa périphérie ». Il a déclaré être « optimiste avec prudence pour la zone euro et voit des améliorations (…) mais les problèmes en France demeurent», précise le site, qui souligne que la production industrielle française reste faible et le chômage élevé. Pour le site Broadcast Engineering, ce sont les impôts qui posent problème en France, à tel point que le site parle d’addiction. « La France entend étendre sa taxe actuelle sur (les retransmissions sportives) aux évènements dont les droits sont détenus à l’étranger. (…) Cette décision n’est pas une surprise dans un pays accro aux taxes, particulièrement depuis l’élection en mai 2012 du gouvernement socialiste actuel ».

Enfermé par erreur à Guantanamo

Le New York Times  met la lumière sur Nabil Hadjarab, « un Algérien de 34 ans qui a grandi en France », et serait enfermé par erreur à Guantanamo. « Il a appris à parler français avant d’apprendre l’arabe. Il a une famille et des amis proches en France mais pas en Algérie. Quand il était enfant près de Lyon, où il a grandi, c’était un joueur de football doué et il rêvait de jouer au Paris Saint Germain ou dans un autre club français », écrit John Grisham, avocat et auteur de romans judiciaires, dans sa tribune.

« Tragiquement pour Nabil, il a passé onze ans en tant que prisonnier à Guantanamo, la plupart du temps dans un confinement solitaire. Depuis le mois de février, il participe à une grève de la faim, qui a conduit à son alimentation de force », continue-t-il, avant d’expliquer la descente aux enfers de Nabil, depuis son arrestation en Afghanistan « pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le terrorisme ou un comportement de guerre ou criminel » jusqu’à son incarcération dans la tristement célèbre prison de Guantanamo et son hypothétique extradition vers l’Arabie Saoudite prochainement. « Une autre injustice » selon l’auteur de l’article.

Adieu le surf à la Réunion

Le site Surfline crie au scandale après l’interdiction en France de surfer sur les plages de la Réunion à la suite d’attaques de requins. L’auteur de l’article supporte mal cet interventionnisme tout français. «Nous avons rarement, ou jamais, entendu parler d’un gouvernement sanctionner les attaques de requins, ou pire, interdire de surfer pour cette raison lorsque nous réservons des tickets pour l’Afrique du Sud, l’Australie ou Hawaï. Ce serait une proposition ridicule », ajoute-t-il, en se moquant de la décision française. « Ce n’est pas que nous préférerions ne pas savoir qu’il y a des monstres là-bas. Croyez-nous, nous le savons ».