L.A. Balade, la petite entreprise de visites en français d’Aurélie Marcel

Aurélie Marcel connaît nombre de lieux secrets. /Photo S.C.

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Après des années passées dans le commerce chez Disney et dans les ressources humaines chez Michel et Augustin, Aurélie Marcel avait soif de casser la routine et d’entreprendre. C’est pourquoi cette mère de quatre enfants a lancé son entreprise de visites guidées en français de Los Angeles, L.A. Balade, il y a un peu plus d’un an.

Cette idée a germé depuis son installation à Calabasas il y a 6 ans, “une sorte de Wisteria Lane” où elle prend à coeur son rôle de “Devoted Housewive“. Ce déménagement est également l’occasion “d’approfondir les relations avec notre entourage”, argue la Parisienne de 43 ans. A chaque visite, elle arpente la ville, trimballant ses proches d’un endroit à l’autre. “Ce n’est pas une ville facile à parcourir, beaucoup se perdent dans les randonnées, sont bloqués dans le trafic… Et à l’époque, il y avait peu d’offres de visites en français”, résume-t-elle.

Son aventure professionnelle débute alors par des visites hors des sentiers battus élaborées pour les membres de l’association Los Angeles Accueil. Et rapidement, lui vient l’idée de transformer ce hobby en entreprise. “Plus que guide, je crée des expériences uniques pour les voyageurs”, dit-elle. “Je savais qu’il y avait une concurrence plus structurée (avec Los Angeles Off Road notamment qui s’est lancé), mais je voulais tenter ma chance.” Un pari risqué mais qui commence à porter ses fruits grâce au bouche-à-oreille : depuis cet été, elle est notamment référencée chez Air France, et propose des visites au personnel de la compagnie aérienne.

Pour Aurélie Marcel, “Los Angeles n’a pas qu’un intérêt pour le business, elle offre aussi un art de vivre.” Avec L.A. Balade, elle construit des parcours sur-mesure pour des petits groupes, tels que des balades en voiture de luxe dans Santa Monica, des tours en bateau jusqu’à Catalina Island, l’exploration de Downtown à pied et la découverte des innovations architecturales comme la Stahl House. A chaque visite, elle dispense conseils, anecdotes, considérant ses clients comme “des proches”.

Pour personnaliser au mieux les parcours, elle peut se targuer d’avoir un carnet d’adresses bien rempli, connaissant des collectionneurs de voitures de luxe, mais aussi des professeurs de surf qui valent le détour, une “chamane” qui organise des “sound bath” à Arts District ou des “street-artists” qui peuvent accueillir ses clients dans leur atelier durant une visite. Seule pour créer ces expériences, elle fourmille d’idées, planchant sur un tour gastronomique, mais aussi des collaborations avec les hôtels et les établissements scolaires.

Elle voudrait notamment proposer une découverte de Bunker Hill, un quartier méconnu de Downtown : “ils ont rasé une colline pour le construire”, rappelle Aurélie Marcel, qui amène ses interlocuteurs dans l’immeuble art déco d’Edison et la bibliothèque municipale -dont la conception s’inspire des bâtiments de l’Egypte ancienne.

“Je pensais que cette ville n’avait pas d’histoire, n’ayant que 250 ans. Mais elle a une véritable histoire architecturale, et s’est enrichie culturellement ces dernières années”, avoue cette Parisienne, tombée “sous le charme de Malibu” et de la lumière dès son arrivée dans la cité des anges. Et l’envie de la faire découvrir ne s’arrête pas là : elle a lancé les L.A. Nights, des soirées organisées mensuellement pour rassembler les Français en leur faisant découvrir un lieu.

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