Klaxoon: la start-up bretonne adoubée par le Secrétaire américain au commerce

Wilbur Ross, secrétaire au commerce américain et Matthieu Beucher, fondateur de Klaxoon

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Le site de Klaxoon

La photo de sa poignée de main avec Wilbur Ross, Matthieu Beucher pourra certainement l’encadrer à son retour en Bretagne. Pas tous les jours qu’une start-up française reçoit les honneurs à Washington d’un Secrétaire américain au commerce.

C’était un grand moment, raconte Matthieu Beucher, PDG de Klaxoon, au lendemain de cette rencontre lundi 19 juin à Washington. Devant un parterre de grands patrons américains, Wilbur Ross nous a présenté comme une entreprise prometteuse et dynamique. C’est un symbole fort, c’était magique“.

Si c’est le “ministre” de Donald Trump qui a tenu a félicité Klaxoon, cette rencontre a été possible grâce à Barack Obama, qui a initié en 2013 le programme SelectUSA, pour accompagner les entreprises étrangères dans leur projet d’implantation aux Etats-Unis. “L’idée étant de présenter la volonté d’ouverture des Etats-Unis, précise Matthieu Beucher. SelectUSA et le Département du commerce ont choisi Klaxoon parce que nous avons remporté deux ans de suite des prix au CES de Las Vegas et que nous avons déjà des clients satisfaits sur le territoire“.

Klaxoon est une entreprise bretonne, implantée à Rennes depuis sa fondation en mars 2015. “Notre but est de rendre le travail en équipe plus efficace“, explique le fondateur. Terminées les réunions sans fin et les powerpoint qui défilent devant un auditoire à moitié endormi ou plus intéressé par son fil Facebook. Klaxoon propose des activités collaboratives pour interroger, faire réagir, valider ou pas un message, participer à un brainstorming. Les clients de la start-up reçoivent également un boitier, qui permet de transporter n’importe où la technologie Klaxoon, qu’il y ait ou non un réseau internet. “Ça veut dire qu’on peut faire des réunions à l’hôtel, sur une plateforme pétrolière, dans un train, peu importe la connexion internet“.

Deux ans après sa création, elle compte 200.000 utilisateurs dans le monde, 90% des entreprises du CAC 40 sont abonnées et le recrutement de la start-up a doublé chaque année. Klaxoon a même réussi à faire venir des Américains à Rennes pour travailler sur la clientèle américaine. “Ils sont ravis, ils se plaisent beaucoup en Bretagne où il fait bon vivre. Et nous, nous sommes contents de travailler avec eux car ils nous apprennent beaucoup sur le marketing ou sur l’art du pitch qui n’est pas du tout dans notre tradition“.

Ces salariés américains expatriés travailleront bientôt de concert avec l’équipe de 10 personnes qui est en train d’être recrutée pour le bureau de New York. Klaxoon travaille déjà avec de grands groupes américains comme Verizon, Marriott ou GE. Des Américains ont participé à la levée de fonds de 5 millions d’euros il y a neuf mois, en plus de Xavier Niel ou du Crédit Mutuel de Bretagne.

“Notre entreprise est petite mais le produit marche très fort, se félicite le PDG de 36 ans, ingénieur télécom de formation. On fait partie de la nouvelle économie: dynamique, adaptable, internationale“. Avec son bureau à New York, Klaxoon veut changer de braquet et voir tout en grand: “Les Etats-Unis ont une grande culture de la pensée globale et du XXL et on compte sur eux pour passer à la vitesse supérieure“.

 

 

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