Kalachakra, documentaire très personnel de Natalie Fuchs

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Du Dimanche 29 avril 2018

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C’est l’histoire, classique, d’une occidentale en quête de sens. Mais Natalie Fuchs en a fait un documentaire très personnel, histoire de son immersion au coeur du Kalachakra. Littéralement “la roue du temps”, c’est l’initiation la plus élevée dans le bouddhisme tibétain, enseignée par le Dalaï Lama devant des foules immenses.

Le documentaire, diffusé ce dimanche 29 avril lors du festival Focus on French Cinema à Greenwich (CT), est né de rencontres de Natalie Fuchs qui lui ont fait découvrir le bouddhisme. Venue à Dharamsala (Inde) pour un projet de film sur le Dalaï-Lama, elle découvre ce long rituel d’initiation qu’est le Kalachakra. « J’ai découvert une culture, une philosophie et j’étais très bouleversée sur place, raconte-t-elle. C’était tellement fort et puissant, l’énergie était palpable, nous avons donc décidé de filmer l’intégralité de cette initiation pendant 11 jours».

Pour la première fois, le Dalaï-Lama a ouvert les portes de son monastère privé de Namgyal et a autorisé une équipe de tournage à filmer la création du mandala de Kalachakra, raconte la réalisatrice.  «C’était vraiment exceptionnel ». Nathalie Fuchs, a fait le choix de traiter le rituel d’initiation de Kalachakra en parallèle à une histoire de rencontres humaines s’articulant autour du quotidien de quatre personnes se liant d’amitié. Ils se retrouvent dans divers lieux de Dharamsala et échangent sur les sujets qui les animent : l’amour, le couple, la vie de moine, la séparation, la mort. Ils ont tous la même quête du bonheur qui les mènent à rencontrer le Dalaï-Lama et d’autres grands maîtres du Bouddhisme tibétain.

Mais le documentaire devient aussi éminemment subjectif lorsque la réalisatrice revient sur un traumatisme de son enfance, la perte de sa sœur. Un long cheminement qui la mène, grâce à l’initiation menée par le Dalaï-Lama, à “une paix intérieure, une sorte d’apaisement et une acceptation de la mort d’un enfant lorsqu’on est enfant soi-même”. « J’ai choisi d’utiliser cette histoire comme fil rouge pour emmener le spectateur à l’intérieur de l’initiation du Kalachakra ».

Natalie Fuchs a aussi eu une bonne surprise: Uma Thurman a consenti à prêter sa voix à la version anglophone du film. Pour la réalisatrice, il s’agissait d’un choix évident car le père de l’actrice est professeur d’études bouddhistes indo-tibétaines à l’Université Columbia, le professeur Robert Thurman. « Ma rencontre avec elle a été pour moi l’un des plus beaux moments du chemin de tournage. »

 

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