Avec Joinery, Vianney Brandicourt rend la location d’appartements moins chère

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Le site de Joinery

Septembre, le moment où de nombreux Français arrivant à New York cherchent un appartement. C’est aussi le moment où des start-ups comme Joinery font leur beurre.

Lancée en septembre 2015 par le Français Vianney Brandicourt et l’Américaine Julia Ramsey, l’entreprise fait partie d’un nombre grandissant de jeunes pousses qui veulent révolutionner l’intermédiation entre locataires. Situé dans les locaux d’eBay à Manhattan, Joinery s’appelait Nestie mais a préféré renoncer à son nom d’origine pour des raisons juridiques. En effet, “une autre entreprise dans l’espace de l’immobilier avait un nom similaire au notre. On a préféré prendre aucun risque”, explique le Parisien de 31 ans.

Dans leur modèle, exit l’agent immobilier. Le locataire partant liste son appartement sur la plateforme et touche une commission de 5% de la part du nouveau locataire au moment de la location. “L’agent immobilier demande souvent plus de 15% du loyer annuel, contre seulement 5% avec Joinery. Ce qui est intéressant, c’est qu’on laisse le locataire qui part décider du prix. On a plafonné à un demi-mois. Par exemple, si votre loyer est de $2.000, vous savez que vous pourrez gagner au maximum $1.000 en partant”,  explique le fondateur. La start-up touche, elle, une commission de 0.8% sur chaque transaction.

Diplômé de Columbia University et de Sciences Po Paris, Vianney Brandicourt part travailler pour Google en 2008 où il fait de l’analyse de données. Là, il rencontre Julia Ramsey. Le jeune homme intègre en 2012 l’équipe de Spotify à New York avant d’être démarché par la plateforme Foursquare. Il y a deux ans, les deux entrepreneurs décident de lancer leur propre affaire.

Outre l’accès au listing, l’utilisateur de Joinery peut fixer un rendez-vous pour visiter l’appartement et remplir les formulaires nécessaires. Joinery travaille avec des services de vérification d’antécédents bancaires pour assurer la compagnie de management de la solvabilité du futur locataire. Je me rappelle lorsque j’ai déménagé de Paris à New York, je cherchais un appartement. Entre le premier et dernier mois de loyer et le security deposit, je me suis retrouvé à dépenser 30% de mon salaire annuel dans le loyer, confie-t-il. On pense vraiment que notre modèle peut marcher dans beaucoup de villes. C’est intuitif, surtout pour la génération d’aujourd’hui”. 

La start-up limite à 70 le nombre d’appartements sur le site. “Dès qu’on a un appartement sur le site, on fait en sorte qu’il soit loué en trois semaines, sinon on l’enlève. Notre but : n’avoir aucun appartement sans activité” , poursuit le Français.

Pour l’instant, même si Joinery a eu le droit à quelques articles dans la presse (Bloomberg, the Real Deal…) et que le bouche-à-oreille réussit à la petite start-up, Vianney Brandicourt et Julia Ramsey aimeraient “passer à la deuxième phase du projet: avoir une équipe et réaliser une importante levée de fond”.

Visionnaire, le jeune homme espère détenir “jusqu’à 5% du marché new-yorkais d’ici trois ans. Éventuellement, 10% un jour et reproduire les chiffres dans d’autres grandes villes. Le but serait vraiment de toucher le plus de gens possible. Et comme New York est un marché énorme, on va déjà essayer de le comprendre. Si on arrive à percer ici, on se développera à San Francisco, Chicago et Boston”.

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