Jean-Marc Ayrault version 3.0 chez les start-ups new-yorkaises

Ayrault_FrenchTech
Crédit : Samuel Tribollet/Ambassade de France)

Infos pratiques

Les invités à la table-ronde:

-Datadog

-Secret Media

-CustomerMatrix

-French Wink

-Connecthings

-Algama

-Business France Amérique du Nord

 

En sortant de l’ascenseur au 45e étage, Jean-Marc Ayrault écarquille d’abord les yeux. La vue sur Manhattan est imprenable depuis les nouveaux bureaux de Datadog.

Statue de la Liberté droit devant, Empire State Building à gauche… Le ministre des Affaires étrangères n’en revient pas “Ah oui! je comprends votre installation à New York!”, plaisante-t-il avec les deux dirigeants français de la société, Alexis Lê-Quôc et Olivier Pomel.

Les deux amis sourient mais l’air de rien, ces locaux somptueux en plein cœur de Manhattan, dans la tour du New York Times, sur la 8ème avenue, c’est aussi la marque de leur succès. La start-up compte plusieurs milliers de clients dans le monde et connait une très forte croissance, avec des levées de fonds successives d’un total de 150 millions de dollars.

“On a fondé Datadog tous les deux il y a six ans, explique Olivier Pomel à Jean-Marc Ayrault. Aujourd’hui, on emploie 250 salariés”. Leur concept : proposer du monitoring et de l’analyse de systèmes informatiques. Une bonne idée, un bon timing et beaucoup de travail… La start-up a franchi des caps et est aujourd’hui montrée en exemple au ministre.

Dans la salle de réunion de Datalog, d’autres start-ups françaises sont présentes pour l’occasion. Chacune a une expérience différente du business aux Etats-Unis, mais toutes sont d’accord sur un point : la formation à la française. “La France a de très bonnes écoles et de très bons ingénieurs qu’on nous envie”, confirme Alexis Lê-Quôc.

Jean-Marc Ayrault acquiesce bien volontiers : “la France a une vraie carte à jouer. Partout dans le monde, on apprécie nos formations, nos universités, nos écoles d’ingénieurs. Grâce à ça, le regard sur la France change et évolue”.

Autour de la table, Claire Obry hoche la tête. Elle est co-fondatrice de French Wink, une start-up française qui promeut le made in France aux États-Unis en aidant des PME à accéder au marché américain. A côté d’elle, Guy Mounier à la tête de Customer Matrix, en est à sa deuxième société fondée à New York, avec un centre de développement installé à Paris.

“C’est formidable que ces sociétés gardent un pied en France. Ce n’est pas parce qu’elles sont installées aux Etats-Unis qu’elles délaissent la France”, explique le ministre.

Dans son verre, il verse d’une bouteille un étonnant liquide bleu ciel. C’est de l’eau à la spiruline, une micro-algue riche en protéine, produite par Algama. Cette fois, la société a été lancée en France avant de tenter un développement américain. Et Algama n’oublie pas les aides reçues par le gouvernement et la Ville de Paris pour son lancement.

Alexis Lê-Quôc confirme et nuance : “En France il y a un plafond de verre. On reçoit beaucoup d’aides au début et après plus rien”.

Alors quand Jean-Marc Ayrault demande comment encore améliorer les choses, Olivier Pomel de Datadog est formel : “Culturellement, en France, on est frileux. On n’ose pas investir. Culturellement et fiscalement, on a intérêt à se réfugier vers l’immobilier. Aux Etats-Unis, on prend des risques, on finance souvent sa retraite avec des fonds de pension. Les particuliers aussi investissent”.

Jean-Marc Ayrault acquiesce et rappelle que Paris va bientôt accueillir le plus grand incubateur au monde à la Halle Freyssinet dans le  XIIIe arrondissement. Une pépinière qui attirera des start-ups du monde entier, espère le ministre.

Sur ces mots, il est l’heure de partir. Poignées de mains échangées et derniers regards sur la skyline pour Jean-Marc Ayrault.

 

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