Patricia Kaas: “Je n’ai pas voulu copier Piaf”

Agenda

 

Kaas chante Piaf, le 20 septembre, 20h

Town Hall, 123 W 43rd St  New York

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Nous n’avons pas eu la même vie, mais…“. On sent de la gêne dans la voix de Patricia Kaas. Comme si comparer son parcours à celui d’une icône était indécent.

Et pourtant. Surnommée la “Piaf de Forbach”, la commune où elle a grandi, la discrète Lorraine partage avec la Môme une vie mouvementée. Pour Piaf, ce furent les problèmes de santé, la mort de l’amour de sa vie, le boxeur Marcel Cerdan, dans un crash d’avion entre Paris et New York, et la souffrance psychologique qui s’en suivit. Et pour Kaas, le cancer de sa mère alors qu’elle perça au Top 50 avec “Mademoiselle chante le Blues”, ses avortements et le harcèlement dont elle fit l’objet de la part d’un fan. Autant de douleurs révélées dans son autobiographie, L’ombre de ma voix, parue en 2011.

Je manquais de confiance en moi parce que j’avais un accent allemand, que j’étais montée à Paris et que j’avais perdu ma maman jeune. Je me suis inconsciemment protégée. L’autobiographie m’a aidé à reprendre confiance. Il me manquait cette confiance en moi pour m’attaquer à Edith Piaf. Il y a dans ses chansons des émotions que je connais bien“.

Depuis un an, Patricia Kaas est sur la route pour son spectacle “Kaas chante Piaf”, pendant lequel elle réinterprète  à sa manière les chansons de l’icône, dans des salles où la Môme s’est produite. La chanteuse ne ménage pas sa peine: Londres, Paris, Seoul, Moscou, New York… Interpréter Piaf ressemble à un sacerdoce. Même avec plus de 25 ans de carrière au compteur, et 16 millions d’albums vendus, le marathon est toujours difficile à courir. “Là où c’est difficile, c’est de devoir dormir dans un lit diffèrent presque tous les soirs“, confie-t-elle depuis son hôtel du jour, à San Francisco. “Et ça commence à me manquer de chanter mes chansons”.

Venu écouter Piaf, Kaas ou peut-être un peu des deux, le public en redemande. En novembre dernier, le Carnegie Hall, qu’Edith Piaf avait “trempé dans les larmes” en 1956, était comble pour son premier passage new-yorkais. Elle revient le 20 septembre, pour un spectacle à Town Hall. Une étape ajoutée au calendrier après le succès du Carnegie, pour coïncider avec l’organisation des premières Francofolies new-yorkaises consacrées à Piaf cinquante ans après sa disparition. Le spectacle n’a pas changé. La chanteuse, oui. “La première fois, j’avais le trac parce que New York, parce que Carnegie Hall, j’avais moins de confiance. Aujourd’hui, c’est plus simple.”

Au programme: les chansons connues et moins connues de Piaf, ponctuées d’images inédites de la Môme. Elle promet un ajout pour ce second tour new-yorkais: sa chanson « Lili Marlene », rendant hommage à Marlene Dietrich. Une manière de réintroduire un peu d’elle dans un spectacle sur une autre. “Je n’ai jamais voulu copier Piaf. Il aurait été facile de la copier, mais ce n’était pas intéressant. La difficulté était de trouver ma place entre le respect de la chanteuse et les nouveaux arrangements d’Abel Korzienowski. J’ai réussi. Le public me dit: ‘c’est génial car on ne te perd pas’.

 Credit: Sipa USA

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Kaas chante Piaf, le 20 septembre, 20h

Town Hall, 123 W 43rd St  New York

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