Syrie noire pour Hollande

(Revue de presse) Une semaine après être redevenue « le plus ancien allié des Etats-Unis », la France s’enfonce dans l’imbroglio diplomatique.

A l’heure où l’opinion française se montre de plus en plus dubitative face à une intervention française en Syrie, les journaux américains, eux, sont partagés entre éloges et tacles à l’égard de François Hollande. Les journaux américains ont ainsi cherché à comprendre pourquoi notre pays est tellement disposé à aller en Syrie. “Contre toute attente, François Hollande, connu pour sa timidité en ce qui concerne les réformes, est apparu comme la mascotte belliqueuse du monde libre”, commente The Atlantic. Ce dernier va même jusqu’à revenir sur l’ère des “Freedom Fries”, comme CNN récemment. “Le fait que la France soit enthousiaste vis à vis d’une intervention en Syrie dément la fausse et injuste caricature dont elle a héritée du temps de la guerre en Irak, selon laquelle elle serait un pays excessivement isolationniste”.

Le New York Times, quant à lui, pense que la réaction de la France trouve ses racines dans la Première  guerre mondiale : “Les troupes françaises ont été gazées durant le conflit et le pays a depuis toujours tenté d’éradiquer ce type d’armes”. Pourtant, le rapport que la France a rendu public le 2 septembre – et qui vise à prouver que l’attaque chimique du 21 août a bien été perpétrée par le régime d’Assad – peine à convaincre. “Finalement, le rapport français n’a apporté que peu de preuves concrètes par rapport à ce qui avait déjà été publié par l’administration américaine”, regrette le Daily Herald.

Pis, la décision d’Obama de demander l’accord préalable du Congrès s’est retournée contre la France. “Le président français se voit lui-même renvoyé au simple rôle de laquais”, note le New York Times, qui juge Hollande inexpérimenté en matière de politique étrangère. De son côté, le Washington Post conclut que “le délai imposé par les Américains a exposé les limites militaires de la France, à tel point qu’Hollande se retrouve sur la touche”. Une position très inconfortable que ne manque pas de critiquer le New Yorker, qui ironise sur le fait qu’“Hollande trouve bien plus facile de mener des interventions expéditives que de réformer le système des retraites ou d’accorder aux professeurs de français leur traditionnel mercredi après-midi”.

Richard Gasquet, “l’enfant prodige”

Richard Gasquet a perdu en demi-finale de l’US Open, mais il peut se consoler en se disant qu’il a été remarqué par le New York Times . Le quotidien s’est intéressé au parcours de “l’ancien enfant prodige” : “Les attentes ont été hautes très vite pour Gasquet. A peine âgé de 9 ans, il faisait déjà la couverture de Tennis Magazine, avec en sous-titre ‘le champion que la France attend ?'”. Gasquet y est décrit comme quelqu’un qui manque de confiance en lui, et qui n’a pas su, jeune, gérer le feu des projecteurs. Son amitié avec Rafael Nadal y est également évoquée. Ce dernier a en effet toujours soutenu Richard Gasquet, notamment lors de sa suspension en 2009 après qu’un test a révélé des traces de cocaïne dans son organisme. “Quatre ans plus tard, Gasquet lui en est toujours reconnaissant”, note le journal. Pour autant, la compassion ne fut pas de mise samedi dernier, puisque Nadal a écrasé son adversaire trois sets à zéro, lors de la demi-finale.

La vin a froid

Qui sait, Richard Gasquet sera peut-être comme le bon vin: il s’améliorera avec l’âge. Or, la situation de la production de vin en France alerte le site Bloomberg, qui note que “la France a réduit ses projections de production pour la deuxième fois en deux mois“. En cause: “les dommages liés à la grêle dans la région de Bordeaux, et le froid et l’humidité ont fait du mal à la pollinisation, ce qui a conduit à la perte de fruits“.

Notant l’importance de l’économie du vin en France et à l’exportation, le site dresse un constat peu reluisant de l’état de nos vignes. “Grappes trop petites“, “report de la récolte à cause du froid“, “maladie“, “grêle“. Voilà qui promet. “La température moyenne en France en juin fut inferieure de 0,7 degré Celsius à la normale, avec de la pluie en excès dans le Sud-Ouest où se trouve Bordeaux.” Heureusement, après la pluie…

Credit: Pool/ABACAUSA.COM