Guy Wildenstein se range derrière Frédéric Lefebvre

En mars, il ne s’était pas privé de dire à Jean-François Copé tout le bien qu’il pensait du « parachutage » de Frédéric Lefebvre en Amérique du Nord. Voilà que Guy Wildenstein annonce aujourd’hui qu’il soutient le candidat de l’UMP au second tour de la législative partielle.

Je considère qu’il faut se rassembler sur le candidat de droite, indique le patron de l’UMP Côte Est. J’appelle à faire battre le Parti socialiste. J’espère que la droite va reprendre cette circonscription qui n’aurait jamais dû être perdue.”

M. Wildenstein, un proche de Nicolas Sarkozy, s’était fait discret pendant la campagne pour le premier tour. Lors de l’annonce de son non-soutien à Frédéric Lefebvre, il s’était gardé d’appeler à voter pour l’un de ses concurrents. Toute prise de position publique lui aurait valu une suspension voire une exclusion du parti, comme l’avait laissé entendre Jean Simonetti, responsable de la Fédération des Français de l’étranger de l’UMP.

M. Lefebvre avait accueilli la décision de M. Wildenstein avec “tristesse” et avait laissé entendre que cette “réaction” était celle d’un “homme blessé par les évènements que chacun connait, dont il fait l’objet”. Allusion transparente aux ennuis judiciaires du marchand d’art, mis en examen pour fraude fiscale.

Notant le “très bon score” du divers droite Damien Regnard, troisième homme de l’élection, M. Wildenstein estime que les deux partis de droite (UMP et UDI) “auraient sans doute fait un meilleur score, et suscité une plus forte participation” s’ils avaient choisi des candidats locaux. Mais c’est surtout “l’échec des socialistes” qu’il choisit de souligner. “La déception de beaucoup d’électeurs de gauche est démontrée.

L’UMP déchiré en Amérique du Nord par cette élection (et la précédente) pourra-t-elle se rassembler? «Quand Frédéric Lefebvre sera élu, ce sera à lui de faire la preuve, poursuit-il. C’est un homme responsable. Il prendra la mesure de la tâche. On pourra profiter de son expérience.

Propos recueillis par Emmanuel Saint-Martin