Guy Wildenstein remis en examen

Le célèbre marchand d’art Guy Wildenstein a été mis en examen le 24 janvier pour « fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale », selon le magazine Le Point.

Bercy le soupçonne d’avoir mis en place un montage financier lui permettant de récupérer l’argent d’un prêt à sa belle-sœur, Liouba, tout en contournant le fisc français. La décision fait suite à une plainte déposée par l’ancien ministre du Budget, François Baroin, en octobre 2011.

Guy Wildenstein, qui vit entre Paris et New York, est un proche de Nicolas Sarkozy. Il a notamment participé à la campagne de l’ancien président en 2007 et fait partie du Premier cercle, le club des plus riches donateurs de l’UMP. Il est également conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger et délégué de l’UMP Côte Est.

Guy Wildenstein n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice. Il y a deux ans quasiment jour pour jour, Le Point révélait l’ouverture d’une information pour recel à la suite de la découverte par les policiers de l’Office central pour la lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC) dans les locaux de l’Institut Wildenstein à Paris d’une trentaine d’œuvres enregistrées comme volées ou disparues. Valeur estimée : plusieurs dizaine de millions d’euros. Guy Wildenstein a été mis en examen en 2011 dans cette affaire.

A l’époque de la perquisition, Guy Wildenstein et son frère Alec, étaient accusés – depuis 2001 – “d’abus de biens et de blanchiment” dans le cadre de la succession de leur père Daniel Wildenstein. La veuve de ce dernier avait déposé plusieurs plaintes contre les deux fils. Elle les accusait d’avoir dissimulé une partie de l’immense fortune du père, en conservant hors de la succession une partie du patrimoine de Daniel Wildenstein, placé dans des fonds (“trusts”) hébergés dans des paradis fiscaux.

La mise en examen du 24 janvier intervient après celle des notaires de la famille et d’une banque aux Bahamas pour « complicité de fraude fiscale ». Un avocat des Wildenstein a également été mis en examen pour « blanchiment aggravé » et placé sous contrôle judiciaire. M. Wildenstein est laissé libre en l’échange d’une caution de 500.000 euros, précise Le Point.