Au Grand Prix V.I.E à New York: “Grâce au V.I.E, les jeunes peuvent conquérir le monde”

“Le V.I.E, c’est un tremplin professionnel et personnel”, affirme Sébastien Frin. En charge du développement du marché américain chez Algama, une start-up spécialisée dans les micro-algues, le Français de 24 ans vient de remporter le “Grand Prix V.I.E” organisé par Business France. L’agence est en charge de la gestion et du développement du V.I.E. Elle récompensait le 12 décembre au consulat de France à New York deux entreprises accueillant des V.I.E et un jeune au parcours exceptionnel bénéficiant du programme.

Nous avons choisi d’organiser l’événement à New York car c’est la ville la plus dynamique avec plus de 500 jeunes en V.I.E“, explique Henri Baissas, directeur de Business France. “Au niveau international, nous avons passé la barre symbolique des 10.000 V.I.E en poste dans 130 pays“.

Le V.I.E pour “Volontariat International en Entreprise” permet aux jeunes Français(e)s de 18 à 28 ans d’acquérir une expérience au sein d’une entreprise française à l’étranger. “Ce n’est pas un contrat de travail mais un service civique. C’est Business France qui porte la mission du jeune qui dure entre 6 et 24 mois“, précise Michel Bauza, directeur du programme V.I.E.

Martin Bischoff, directeur général de la Chambre de Commerce Franco-Américaine, partenaire de l’événement, a remis le prix “Grand Groupe” à Sanofi, qui accueille plus de 100 jeunes en V.I.E entre les Etats-Unis et le Canada. “Dans une entreprise internationale comme la nôtre, le V.I.E permet l’apport immédiat de compétences spécifiques. Ensuite, l’objectif est la conversion. Plus d’un jeune en V.I.E sur deux obtient un contrat de travail derrière”, explique Benoit Massal, en charge de la gestion des talents chez Sanofi Amérique du Nord.

Benoit Massal (Sanofi) et Martin Bischoff directeur général de la FACC
Benoit Massal (Sanofi) et Martin Bischoff directeur général de la FACC

Business France a également choisi de récompenser Laure de Sagazan, une PME parisienne qui crée des robes de mariées. L’entreprise accueille la jeune modéliste Pauline Milcent en V.I.E dans son atelier new-yorkais. “On est fières car ce prix montre que le V.I.E fonctionne aussi pour les PME qui ont des activités peu courantes comme la nôtre“, explique Eugénie Monroe, responsable des ventes. Pour Pauline Milcent, le V.I.E est l’occasion de “transmettre et promouvoir le savoir-faire français ici à New York“.

1327 jeunes sont actuellement en V.I.E aux Etats-Unis, soit une augmentation de 15% en deux ans. Pour Michel Bauza, le programme est “gagnant-gagnant“. “C’est bien pour la France qui investit sur les générations futures, c’est bien pour le pays d’accueil car les V.I.E créent de la valeur sur place, et c’est bien pour les jeunes qui se voient confier des responsabilités importantes. Grâce au V.I.E, ils peuvent conquérir le monde”.