Glowbl, le Hangouts français, s’installe à San Francisco

Mathieu Labey, fondateur de Glowbl

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Pas de fenêtres vidéos rectangulaires, mais des bulles toutes rondes. Des interlocuteurs en nombre illimité. Et surtout, la possibilité d’intégrer en live dans la conversation des vidéos YouTube, de la musique, des photos, un fil Facebook ou Twitter, un diaporama, une présentation, une Dropbox…

Voilà ce que propose la plateforme de visioconférences Glowbl, une alternative à Skype ou à Google Hangouts qui commence à faire son nid en France. En particulier depuis qu’Arnaud Montebourg a choisi, en décembre 2013, de l’utiliser pour le lancement du « Concours mondial d’innovation », au détriment d’Hangouts. A l’époque, la décision de l’ex-ministre du Redressement productif avait mis en émoi la presse française, d’autant qu’Arnaud Montebourg avait alors surnommé Glowbl le « Google français ».

Et voilà que Glowbl passe à l’attaque aux Etats-Unis.

Forte de ses 60.000 inscrits et de 5.000 sessions publiques ou privées (« livestages ») ouvertes en permanence, la petite start-up lyonnaise s’installe en cette rentrée à San Francisco. Le tout grâce à seconde levée de fonds de deux millions de dollars réalisée auprès d’investisseurs français, et officialisée le 9 septembre dernier.

« A San Francisco, nous allons nous concentrer sur le développement commercial, les partenariats et le marketing. Les équipes techniques vont rester en France », explique Mathieu Labey, qui adopte ainsi le schéma classique des start-ups françaises. Le patron de 35 ans, qui prend ses quartiers en Californie, prévoit de rentrer une à deux fois par mois à Lyon, où il emploie 17 personnes.

Pas besoin de trop insister pour comprendre les motifs de cette implantation. « La Silicon Valley est un passage obligatoire, le centre névralgique de la tech mondiale. C’est là que sont tous nos futurs partenaires potentiels. Et puis, à San Francisco, il y a un appétit particulier pour les nouveautés, et la vidéoconférence est beaucoup plus répandue qu’en France. »

« Pour le moment, nous sommes deux sur place, mais nous allons recruter. L’idée, c’est de faire un lancement officiel aux Etats-Unis au mois de novembre, avec quelques nouveautés, et inaugurer une version premium payante », poursuit le patron de Glowbl. Prêt pour affronter le géant Google sur ses terres.

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