Gérer ses finances : les grandes différences entre la France et les États-Unis

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(Article partenaire) En arrivant aux États-Unis, vous avez sûrement remarqué à quel point gérer ses finances devenait compliqué. Taxes, santé, chômage, ou encore retraite : la France et les États-Unis ont des systèmes on ne peut plus différents. Il y a de quoi s’y perdre…

Le cabinet de gestion privée Appreciate Finance est le fruit de l’expérience d’une ancienne expatriée, elle-même passée par ces affres. Après avoir commencé sa vie active en France, Ariadne Horstman revient vivre dans son pays natal. Elle commence alors un travail aux États-Unis, et là, le choc est total. Tout est différent : la façon dont elle est payée, celle dont elle doit payer ses taxes, cotiser… Elle se demande comment des personnes ayant connu le système français toute leur vie arrivent à comprendre et à s’adapter au système américain. Pour les aider, elle lance son cabinet, Appreciate Finance, pour délivrer des conseils en français sur la meilleure manière de gérer son argent en arrivant aux États-Unis. 

Ariadne Horstman, fondatrice d’Appreciate Finance

En guise d’aperçu, elle nous livre une synthèse des grandes différences entre la France et les États-Unis, à connaître absolument pour bien gérer votre argent :

1/ Quand et comment payer ses taxes

Déclarer et payer ses impôts n’est certes pas une partie de plaisir en France, mais l’exercice tourne au casse-tête aux Etats-Unis. Bien que le pays applique le prélèvement à la source depuis longtemps, la “tax season” qui culmine le 15 avril (date de limite de remise de sa déclaration annuelle) a des allures de parcours du combattant, au point que le recours à un expert-comptable est presque indispensable, pour peu qu’on ait des sources de revenus diversifiées. Il est urgent d’oublier vos réflexes français et votre goût du système D: ici avoir recours à un professionnel pourra vous faire économiser beaucoup d’argent. Et de sueurs froides.

2/ Un millefeuille fiscal

Pour être bien préparé, il faut aussi avoir à l’esprit quelques particularités du système américain et notamment le fameux “millefeuille fiscal”. Aux Etats-Unis les compétences fiscales sont réparties entre la Fédération et les Etats, auxquelles s’ajoutent parfois les villes, ce qui conduit selon les cas à une double voire une triple fiscalité. Et surtout à de très grandes disparités. Certains Etats comme par exemple le Texas, la Floride et Washington, ne prélèvent pas d’impôt sur le revenu alors qu’un résident de New York paye l’impôt sur le revenu fédéral, celui de l’Etat de New York et de la ville de New York City. Au final, un résident de la ville de New York paiera facilement plus d’impôts qu’en France, alors qu’au soleil de Miami il aurait pu payer nettement moins.

3/ Une épargne à tiroirs

Les Américains sont les vice-champions du monde de l’endettement des ménages (derrière les Japonais). Cet endettement représente 103% du PIB aux USA, contre 57% en France. Le système comme la culture poussent à l’endettement, voire au sur-endettement. Raison de plus pour être très rigoureux dans la constitution de son épargne. On distingue aux Etats-Unis trois types d’épargne: “emergency funds”, “personal savings” et “retirement savings”. 

Avec les “emergency funds”, il s’agit de mettre de l’argent de côté sur un compte spécial, liquide, afin de pouvoir l’utiliser s’il vous arrive quelque-chose qui vous demande de dégager beaucoup de fonds ou encore si vous perdez votre emploi. Il est d’autant plus important de constituer cette réserve que le “filet social” est comme on sait très limité aux Etats-Unis, qu’il s’agisse de chômage, maladie ou autres accidents de la vie. Il est recommandé d’avoir à tout moment sur ce compte au minimum l’équivalent de 3 mois de dépenses. Ariadne Horstman nous recommande plutôt entre 6 à 12 mois.

Les “personal savings” correspondent plus à l’épargne telle qu’on la conçoit principalement en France. Celle qui permettra de se payer des extras, vacances, rénovations, mais aussi de payer par exemple l’apport personnel en cas d’achat d’une maison. Enfin, les “retirement savings”, ou épargne retraite, sont cruciaux, et au coeur des préoccupations de tous les Américains.

4/ Préparer financièrement sa retraite aux États-Unis

Car si chacun cotise à la “social security” (qui ne désigne ici que le système retraite, pas l’assurance santé), cette somme prélevée sur votre fiche de paie américaine ne suffira en aucun cas à maintenir votre train de vie après votre retraite.

Pour se garantir une retraite correcte, Ariadne Horstman nous recommande l’emploi du 401K, outil financier qui permet de mettre de l’argent supplémentaire de côté pour votre retraite tous les mois, et qui a également l’avantage de faire baisser proportionnellement votre salaire imposable.

De plus, certains employeurs participent à l’alimentation de ce compte pour vous : renseignez-vous auprès de votre entreprise.

“Beaucoup de Français installés aux États-Unis ne sautent pas le pas du 401K, car ils ont peur que cet argent soit perdu s’ils rentrent en France”, nous confie Ariadne Horstman. “Or, c’est faux : ils pourront récupérer cet argent. Le 401K n’a donc que des bénéfices.”

À l’inverse, si vous pensez rentrer en France, évitez le Roth IRA : “Ce plan d’épargne retraite privé très avantageux aux États-Unis ne bénéficie pas du même statut en France, où il est taxé comme un fond de retraite classique”, continue Ariadne Horstman.

Pour plus de conseils et un suivi personnalisé, contactez Appreciate Finance dès aujourd’hui (services en français).

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