“French Kiss” et bon vin

(Revue de presse) Le célèbre bisou français ou « French Kiss » a enfin trouvé sa traduction française : « galocher » apparaît désormais dans l’édition 2014 du dictionnaire.

Une information qui n’a pas échappé au Washington Post qui précise que cette traduction n’est pas officielle, montrant ainsi que la France cherche à préserver scrupuleusement son patrimoine linguistique. « L’Académie Française, une institution vielle de 378 ans et qui contrôle la langue française, protège jalousement le dictionnaire officiel des mots pré-fabriqués et des incursions étrangères » comme les mots « week-ends ou « e-mail » qui ont été refusés souligne le quotidien. Le Washington Post semble s’amuser du traditionalisme français en ajoutant que le site internet de l’Académie Française propose une rubrique intitulée « Dire, Ne Pas Dire », proposant des traductions françaises adéquates pour les anglicismes.

Après le bisou français, le vin français. La presse américaine s’émeut des finances de la France qui semblent si mauvaises que le président est obligé de vendre son vin. La vente aux enchères de près de 1.200 bouteilles provenant de la cave de l’Elysée prend ainsi des airs de drame national pour le site d’information américain CBS News qui nourrit le cliché des Français qui « boivent du vin comme ils boivent de l’eau et qui considèrent cela comme un trésor de la nation. » Pour Victoria Mather, une observatrice citée par le média américain, notre amour du vin fait partie intégrante de notre identité et de notre éducation : c’est par le vin que « nous percevons les Français et c’est ainsi qu’ils se perçoivent eux-mêmes. Ils passent du lait au vin, c’est la transition entre l’enfance et l’âge adulte. » Cette vente qui a eu lieu jeudi et vendredi dernier à l’hôtel Drouot semble le prix à payer en cette période d’austérité. Pour Fox News, cet événement est à l’image de la présidence de François Hollande, « M. Normal, un homme normal avec des goûts normaux, en comparaison avec certains de ses prédécesseurs comme l’ami des célébrités Nicolas Sarkozy. »

A l’occasion de la visite d’Angela Merkel au musée du Louvre pour une exposition consacrée à la peinture allemande à travers les années 1800 – 1939, le New York Times analyse les relations franco-allemandes en dressant un portrait critique du président français. Dans un article intitulé « les petits accords entre la France et l’Allemagne cachent des problèmes profonds », François Hollande apparaît comme largement responsable des tensions au sein du couple. Le New York Times décrit ainsi Angela Merkel comme celle qui « tente de réparer les relations avec une France en difficulté et un opposant idéologique ». Plus acerbe, le journal écrit que la chancelière, qui a enduré « les efforts de François Hollande pour l’isoler en Europe » « a réussi à garder le sourire même au cours de la longue conférence de presse de jeudi dominée par M.Hollande, pouvant être lui-même interminable.»

La presse américaine s’intéresse également à la politique française à New York. A l’occasion de la législative partielle qui se tiendra le 8 juin, le Wall Street Journal se penche sur le financement de la campagne, qualifié de « challenge » à cause des règles que les candidats doivent respecter. Toujours prompt à donner des chiffres, le quotidien économique raconte que le futur député touchera « 7.100 euros par mois ». Il évoque aussi les comptes de campagne du candidat socialiste. « Il a levé presque 10.000 euros en dons privés et a limité ses dépenses à 15.000 euros en dormant chez les volontaires de sa campagne dans chacune des villes qu’il a visitée. La campagne de M. Lefebvre n’a pas indiqué combien elle a levé ou dépensé ».

Crédit : Sergey Sukhorukov / SipaUSA