French Bridge, un média participatif pour les adolescents francophones

La rentrée, les élections présidentielles, l’alimentation, le confinement…Les sujets à la Une de French Bridge reflètent les préoccupations du moment, avec la particularité d’être traités par une équipe éditoriale uniquement composée d’adolescents francophones vivant aux Etats-Unis. Ce nouveau media participatif est né pendant la pandémie : “Au départ, l’association San Francisco Bay Accueil a créé un groupe de discussion pour occuper les adolescents”, explique Emilie Nolf, vice-présidente de SFBA. “Nous proposions beaucoup d’activités pour les petits ou pour les adultes, mais rien pour les adolescents.” Le groupe “En français s’il vous plaît” naît de cette idée : au fil des conversations, un des adolescents suggère de relater leur expérience du confinement par écrit, en créant un journal. “Nous avons décidé de créer un site internet: French Bridge donne à ces ados le cadre pour écrire ce qui les intéresse et avoir des lecteurs.

Si quelques adultes, dont Emilie Nolf, s’occupent des considérations administratives et légales liées au fonctionnement du site, le comité éditorial est quasi exclusivement composé de collégiens et de lycéens. “Toutes les deux semaines, le groupe, qui comporte 8 ados et 1 adulte, décide des thèmes à couvrir, et s’assure que les articles sont prêts à être publiés. Une quinzaine de participants ont produit du contenu depuis le lancement du site.

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French Bridge aimerait attirer plus de contributeurs. Pour rejoindre le groupe, il faut être francophone, mais sans être obligé d’écrire dans la langue de Molière : dessins humoristiques, podcasts, vidéos sont aussi les bienvenus. “Le but est vraiment de permettre à ces jeunes de s’exprimer en français grâce au media avec lequel ils sont le plus à l’aise“, explique Emilie Nolf. “Certains contributeurs étudient le français à l’école, d’autres non, certains sont nés aux Etats-Unis, d’autres ailleurs, et c’est intéressant d’observer les différences de perspectives par rapport à la situation que l’on vit actuellement.

Parallèlement au site, French Bridge propose des ateliers mensuels gratuits autour du journalisme : comment écrire un article, créer son podcast ou faire une interview sont les sujets précédemment abordés. Les prochains seront annoncés sur la page Facebook de French Bridge.

Né dans la Baie de San Francisco, French Bridge espère s’ouvrir aux ados francophones de toute l’Amérique du Nord, en particulier grâce à des partenariats avec les écoles françaises. Avec des contacts déjà établis à New York, Seattle, Philadelphie, en Louisiane, Emilie Nolf croit au développement de French Bridge. “Nous sommes ouverts à toute personne qui est intéressée par le projet, qu’il s’agisse de parents, ou d’enseignants. Nous n’avons rien à vendre, ni à perdre, mais tout à gagner avec ce projet qui est vraiment porté par les ados qui y participent.