Frédéric Brillant : “J’ai vécu mon rêve américain”

Crédit photo : D.C. United

Déménager de New York à Washington D.C., c’est comme passer d’une Ferrari à une Bentley : on change de vitesse.

Quand je suis arrivé, j’ai bien vu que c’était beaucoup plus calme, ce qui va bien avec les enfants“, confie Frédéric Brillant, le Français de 33 ans qui a intégré D.C. United en décembre 2017 après deux saisons au New York City FC. Le 29 septembre, il fera partie des Francophones que viendront applaudir les supporters de l’Audi Stadium lors du match contre l’Impact de Montréal, une des meilleures équipes de MLS (Major League Soccer). Six joueurs français et francophones participeront à cette rencontre de championnat et les Français de Washington sont invités à y participer par la Chambre de commerce franco-américaine et le Lycée Rochambeau.

Le défenseur, qui a fait ses armes en première et deuxième divisions belge, était un peu “réticent” lorsqu’on lui a proposé le transfert de New York, “surtout par rapport aux infrastructures“. Mais par chance, D.C. United a lancé un projet pour un nouveau stade à Buzzard Point, l’Audi Field, inauguré le 9 juillet.

Vingt-et-un matches plus tard et une blessure à la main, le numéro 13 de l’équipe washingtonienne n’a pas été sélectionné pour les sept derniers matches de D.C. United. Il accepte pleinement la décision de l’entraîneur qui, selon lui, ne va pas changer la composition de l’équipe pour les rencontres à venir. “Il y a une bonne osmose entre les joueurs sélectionnés“.

Il regarde son parcours et y voit “une chance incroyable“. “J’ai joué avec de grands noms, et d’avoir été entraîné par Patrick Vieira était incroyable pour moi“. A-t-il finalement vécu le rêve américain ?On souhaite toujours faire plus, répond-il avec hésitation, mais je pense que je peux dire avoir vécu mon rêve américain“.

“Je suis arrivé au bon moment pour jouer aux Etats-Unis“, assure-t-il, avec une ligue “qui prend de l’ampleur d’année en année“. Il a remarqué l’engouement des Américains pour le “soccer“, surtout pendant la Coupe du Monde. Depuis son arrivée à New York en 2016, “la passion du football a grandi d’une manière incroyableau pays de l’Oncle Sam.

Entre deux entraînements, il en profite pour parcourir la ville avec sa famille. “Au mois de septembre, j’ai eu beaucoup de visites, alors on en profite pour continuer à découvrir la ville, faire le tour des mémoriaux“, raconte-t-il. Sa famille a profité de l’été pour se rafraîchir au bord de l’eau : “on aime passer du temps le long du Potomac quand il fait chaud“, glisse-t-il.

Dès qu’il le peut, il en “profite à fond pour visiter les Etats-Unis“. Après s’être promené dans de nombreuses villes -Toronto, Miami, Los Angeles, Portland, Seattle-, son coup de coeur reste New York. “C’est la ville qui ne dort jamais, j’aime son immensité, c’est un endroit qui restera à jamais gravé“.