La francophonie met le cap sur la Floride

Faire en sorte que la Floride parle davantage le français. Tel est le nouveau défi du Centre de la Francophonie des Amériques.

Pour la première fois, l’organisme de promotion de la francophonie a organisé une mission exploratoire dans l’Etat, à la recherche d’interlocuteurs au sein des communautés  française bien entendu, mais aussi canadienne et haitienne. “Aux Etats-Unis, on a commencé par la Nouvelle-Angleterre et la Louisiane, parce qu’on y connaissait des organisations. Mais on savait qu’il y avait aussi la Floride, New York et la Californie, explique le président du Centre Denis Desgagné, qui était du voyage. “Nos missions nous permettent de rencontrer les acteurs, de découvrir les territoires et d’en déduire un plan d’actions en fonction du désir des organisations locales de travailler ensemble”.

Une mission exploratoire donc, dans un territoire pas tout à fait vierge. Les francophones et francophiles de Floride connaissent déjà bien le Congrès de la Culture Française en Floride, qui regroupe chaque année depuis 1952 près d’un millier d’écoliers pour deux jours à Orlando, sur fond de compétitions artistiques et culturelles en français;  Canada Fest, qui se déroule chaque année à Hollywood (25 et 26 janvier 2014) et se présente comme la plus grande fête francophone aux Etats-Unis (150.000 personnes); ou encore la Miami Book Fair International (dates 2014 à définir) et le Miami International Film Festival (7-16 mars 2014), qui participent au rayonnement des artistes francophones.

Pendant son déplacement, l’équipe du Centre à présente ses activités aux acteurs de la francophonie locale, en espérant trouver des partenaires. Elle en a profité aussi pour saluer de nombreuses initiatives locales, telle que la création récente de la première association d’étudiants francophones de l’Université de Miami ou encore les actions des associations initiées par des expatriés français comme Miami Accueil ou l’Association des Petits Écoliers de Miami.

De Floride, Denis Desgagné repart « très surpris ! Je savais qu’il y avait certes beaucoup d’Haïtiens, de Canadiens et de Français, mais je ne m’attendais pas à une telle mobilisation locale ».