François Hollande à la guillotine!

(Revue de presse) Après Hollande dans le rôle de Brandon dans les Feux de l’Amour, le voici comparé à Louis XVI… La perruque en moins.  C’est le Wall Street Journal qui a osé cette comparaison plutôt étonnante. Selon le journal, 2014 et le XVIIIe siècle auraient en commun « un leader hésitant, un Etat criblé de dettes et un peuple furieux contre une économie en piteux état ».

Le Washington Times a choisi de parler  de Hollande avec des chiffres : « presque les deux-tiers des Français veulent que leur Président socialiste, François Hollande, renonce à ses fonctions présidentielles avant la fin de son mandat, en 2017 ». Bloomberg News se fait l’avocat du diable, en offrant une tribune à la défense : NON, François Hollande ne se laissera pas abattre par ces sondages. Mais il est ensuite surnommé par ce même journal « le Président français le plus impopulaire depuis l’adoption de la Constitution de 1958 »…

Le Wall Street Journal en rajoute une couche, rappelant un à un les problèmes dans lesquels la France est embourbée, entre chômage, scandales à répétition, ministres qui oublient trop souvent leurs comptes secrets ou de payer leur loyer… Cependant, contrairement à 1789, les Français déçus par François Hollande, ont le choix selon le Wall Street Journal « Marine Le Pen et le parti d’extrême droite le Front National, dont les scores dans les sondages d’opinion sont deux fois plus élevés que ceux de François Hollande » et « Arnaud Montebourg, qui voudrait introduire sa propre marque de protectionnisme, un socialisme dans un pays magique –qui ne manque pas d’argent et ne connaît pas la dette ». Quant au sort réservé au Président français, le journal propose à tous ceux qui ont « l’ambition de survivre » de le guillotiner.

M. l’Ambassadeur dit ce qu’il pense

Foreign Policy s’interroge sur le nouvel Ambassadeur français aux Etats-Unis, Gérard Araud, à la langue bien pendue : Washington saura-t-il l’apprivoiser ? Fait suffisamment rare pour être noté, le nouveau diplomate aurait l’habitude « de dire ce qu’il pense ».

Serait-ce incompatible avec ses nouvelles fonctions ? La revue s’extasie devant sa progression sur Twitter, signe d’une incroyable popularité, avant de déverser tous ses doutes à l’égard de l’Ambassadeur. En effet, à peine nomméa, Gérard Araud « mettait en garde ses followers qu’il devra à l’avenir être plus mesuré sur Twitter » pour ne pas blesser « ses nouveaux hôtes ». Certains collègues espèrent de tout cœur que le Frenchy ne s’auto-censurera pas, admirant son « style sympathique et inhabituel », sa voix « rafraichissante » avec « de vraies opinions qui ne sont pas cachées derrière les discours diplomatiques ».

Foreign Policy, qui adorait ses tweets « éclectiques » et « drôles » (et sa passion pour le reporter Tintin), se montre malgré tout plutôt compréhensif. La mission de Gérard Araud, de préserver l’image de la France, « alors que la popularité du Président est en chute libre », ne sera en effet pas de tout repos.

Netflix se plie aux règles françaises

L’autocensure sur Twitter est donc finalement à peu près acceptable. Mais celle de Netflix, elle, ne passera pas ! Netflix est déjà incontournable aux Etats-Unis, où elle est bien implantée. Elle devrait tenter de se faire une place en France dès lundi.

Mais voilà que l’entreprise, spécialisée dans le streaming de films et séries, n’est pas encore arrivée que déjà des voix s’élèvent contre elle. Le Los Angeles Review Journal cible la chaîne Canal +, qui propose déjà des vidéos à la demande, et qui « essaye depuis mercredi d’éviter un concurrent plus compétitif ». Pourtant, comme le journal l’explique, toutes les entreprises de vidéos à la demande ne s’inquiètent pas de l’arrivée imminente d’un géant du secteur. Certains entrepreneurs ont décidé « de se focaliser sur une offre bien spécifique de films, pour rivaliser avec le contenu plus général offert par Netflix ».

Ce qui inquiète les Frenchy, c’est que Netflix, pourrait profiter d’étranges règles françaises, qui obligent les chaînes de télévision, radio et les producteurs de films français à offrir 40% de contenu d’origine française. L’entreprise étant basée à Amsterdam, elle devrait passer entre les mailles du filet…

Pourtant, selon le Los Angeles Review Journal, il ne faudrait pas que Netflix se cantonne à des séries américaines, car cela serait en contradiction avec la fameuse « exception française ». C’est d’ailleurs pour cette raison que l’entreprise a prévu de produire une série de 8 épisodes intitulée « Marseille ». Les fans de “Plus Belle la Vie” devraient en être tout émoustillés…