François, Barack et les Burgers

Barack Obama avait bien lu sa fiche avant l’entretien et retenu que le jeune François Hollande, en stage aux Etats-Unis en 1974, en avait gardé un amour des cheese burgers. “Ca m’intéressera d’avoir son avis sur les cheese burgers à Chicago” a lancé le président américain à propos de son homologue devant les journalistes autorisés à se masser dans le bureau ovale. Les deux hommes seront ensemble à Chicago dimanche pour le sommet de l’OTAN (après celui du G8 vendredi et samedi à Camp David). M. Hollande a alors remercié M. Obama “d’en savoir autant” sur sa jeunesse. Après une dernière joke du président américain sur le fait que les cheese burgers se mangent “avec des French Fries”, la presse a été escortée hors de la salle.

Auparavant, assis côte à côte dans le bureau ovale, les deux hommes avaient relaté la teneur de leurs entretiens et notamment de l’importance apportée des deux côtés de l’Atlantique à la relance économique en Europe. “La croissance doit être une priorité“, a souligné François Hollande, “en même temps que nous mettons en ordre nos comptes publics”. Barack Obama a, lui, évoqué la nécessité de discuter lors du G-8 d’une “approche responsable qui allie consolidation budgétaire et soutien à la croissance”.

Comme il l’avait fait en Allemagne au côté d’Angela Merkel, François Hollande a répété qu’il pense que “la place de la Grèce est dans l’euro”.

Une grande partie des entretiens a par ailleurs été consacrée à l’Afghanistan. “J’ai rappelé (au président américain) la promesse faite au peuple français d’un retrait des troupes française combattantes d’ici la fin de l’année 2012″, soit deux ans plus tôt que l’objectif fixé par la coalition. Il a précisé que la France continuerait de soutenir l’Afghanistan “sous une autre forme et en bonne intelligence avec nos alliés”.

“C’était très important que je puisse réaffirmer ici l’importance que joue la relation entre la France et les Etats-Unis”, a remarqué François Hollande. “La France est un pays qui est soucieux de son indépendance mais qui en même temps sait quelle est son alliance, quelle est son amitié et quel est son lien avec les Etats-Unis d’Amérique”.

Au total, les deux hommes se seront vus pendant 1h10 avec leurs conseillers, puis une vingtaine de minutes en tête-à-tête. “Sur le plan personnel, le courant est passé”  assurait un conseiller après le rendez-vous.

(avec Stanislas de Saint-Hyppolite à la Maison Blanche)