Le Franco-Américain David Michel élu représentant du Connecticut

David Michel entouré de son équipe et de soutiens

Il n’est pas sûr et certain d’être le premier Français à faire son entrée à la Chambre des représentants du Connecticut. Qu’importe, David Michel a recueilli 72% des voix dans sa circonscription de Stamford, à l’issue des élections de mi-mandat du 6 novembre. Le score est encore provisoire car il ne prend pas en compte les votes par correspondance.

Cette campagne était une leçon d’humilité“, dit-il, la voix encore un peu cassée à cause de la célébration de la veille. “Je me sens tout petit car tout le monde m’a aidé dans cette élection: mes parents, ma femme, mes chats, les gens avec lesquels je suis d’accord et les autres, ceux qui n’ont pas voté… Je n’ai pas le sentiment d’avoir gagné. Je suis celui qui sera au service de tout le monde“.

Entrepreneur et militant environnemental à Stamford, David Michel a passé l’enfance et l’adolescence entre la France et les Etats-Unis. Sa victoire, mardi, ne faisait aucun doute car il concourrait dans une circonscription favorable aux démocrates. Cependant, pendant les primaires du parti, il avait créé la surprise en obtenant le soutien officiel de l’establishment, puis en battant le représentant sortant Terry Adams avec plus de 68% des voix.

Le nouvel élu se rendra dès jeudi à Hartford, siège du parlement du Connecticut, pour élire le leader de la majorité démocrate à la Chambre et poser sa candidature aux commissions parlementaires. Cet écologiste de longue date entend postuler aux groupes qui supervisent le Département de l’Energie de l’Etat.

À Hartford, il trouvera un pouvoir entièrement démocrate. En effet, le Connecticut fait partie des Etats à “trifecta”, où le même parti -les démocrates- contrôle le siège de gouverneur et les deux chambres législatives. Sous la précédente législature, les deux partis avaient le même nombre d’élus au Sénat de l’Etat, mais les démocrates ont remporté la majorité, mardi.

Pendant sa campagne de terrain, il l’a constaté: “l’électorat est plus impliqué dans la politique. Ce n’est pas une vague bleue que nous avons vécue, mais une vague de l’intérêt pour la politique“.