La France devient-elle trop américaine?

Revue de presse. Quand les Français pestent à propos des radars ça résonne jusqu’au oreilles des Américains ! Qui en profitent pour lister les 21 choses les plus embarrassantes de l’hexagone tel que Francky Vincent ou Nabilla…ouille!

Échange cupcakes contre Veuve Clicquot. La France et les États Unis sont de bons partenaires, chacun se fait envie et idolâtre l’autre, le New York Times nous l’explique.”Chaque culture, française et américaine, a pris de l’autre ce qu’il fallait ou ce quelle désirait. Aujourd’hui, nous voulons leur Camembert, Roquefort et Époisses et ils veulent nos iPhones, SUV et cuisine Tex-Mex. Ils réclament des  brownies, des gâteaux et de la crème glacée molle (tout ce qui peut maintenant être trouvés dans de nombreuses régions de France), et nous ne pouvons pas vivre sans Louis Vuitton, Veuve Clicquot et Chanel.”

Un peu caricatural peut-être? Pourtant, la France est bien le deuxième marché de Mcdonald’s dans le monde, après son pays d’origine. Une statistique suffisamment shocking pour que le NYT consacre tout un débat à l’épineuse questions “Is France becoming too American”?  A lire dans le même débat, des tribunes sur les rappeurs français inspirés par les Américains, ou encore l’assurance que “la France restera toujours différente”, par Debra Ollivier, auteur de “What French Women know: About Love, Sex and Other Matters of the Heart and Mind.”

Les radars ou la tirelire de l’État. Faire le lien entre les radars “guirlande de Noël” et les caisses vides de l’Etat c’est ce que font de nombreux français et Bloomberg ne s’en prive pas non plus. “Près de la ville de Saint-Julien-en-Genevois, à la frontière suisse, il y a un radar automatique qui  flash comme une lumière de Noël, étincelante à chaque fois qu’il repère un excès de vitesse. Et il ne chôme pas avec plus de 250.000 P.V en 2011 et 2012, selon Auto-Plus.” À 90 euros la contravention  l’État tient ici sa cash machine, bien appréciable en temps de disette budgétaire. Les journalistes américains ne  remettent pas en cause les radars et la politique de sécurité routière qui porte ses fruits aujourd’hui, mais un zèle un peu trop intéressé pour être sincère… Les radars automatiques devraient rapporter  800 millions d’euros en amendes cette année, contre 453 millions en 2007. Même la Police commence à douter du système et  vandalise ses propres radars en les aveuglants avec des sacs  devant les caméras de TF1 (provocation qui vaut menace de suspension aux deux CRS coupables)!

Une Américaine en France. Quand une Américaine passe deux ans en France,  elle ne loupe pas nos petits travers. Chelsea Fagan dans Thought Catalog  livre sa vision drolatique de la France en 21 exemples et n’épargne pas les “Frenchies”  en les présentant comme plus débauchés que les Américains ! Au menu le désormais fameux ” casse toi pauv’ con” de l’ancien président ou encore notre attrait pour la musique à texte comme Francky Vincent ou Fatal Bazooka. La chanson du comique Sebastien Patrick Quand il pète il troue son slip qui a détrôné les Daft Punk sur iTunes laisse également perplexe la journaliste, le comique gaulois si fin et raffiné doit lui échapper… La culture Française prend un sérieux coup et ce n’est pas la télé qui dépaysera l’Américaine: “Zappez sur n’importe quelle chaine française dans la matinée, en début d’après midi et même en prime time et vous êtes assuré d’être inondés par rien d’autre que la télévision américaine” . Notre manie d’uriner dans les endroits publics est aussi scrutée, avec Obélix-Depardieu qui se soulage dans un avion comme ambassadeur.

Stromae superstar. Jusqu’où montera la folie Stromae? Le Belge, de son vrai nom Paul Van Haver, est numéro dans toute l’Europe et dans le top 10 du Billboard avec son nouvel album  Racine carrée. Stromaé c’est avant tout une voix grave et un goût prononcé pour la pop mélancolique, son Alors on danse résonne encore dans nos têtes. Le New York Times lui consacre un papier plutôt élogieux en soulignant son coté éponge de la société française et ses problèmes sociaux “sa musique est souvent ludique, mais presque toujours avec une touche plus sombre, un reflet de la désillusion et de l’agitation qui ont supplanté l’auto-assurance d’une génération plus tôt en Europe”.  Avec sa façon de chanter si singulière on le compare souvent à un autre belge célèbre, Jacques Brel.