La France tu libéraliseras

Revue de presse. Mauvaise gestion du pays, économie en berne : voici la façon dont le site Bloomberg résume la situation de la France.

Celui-ci donne dans ses colonnes une image peu flatteuse de notre beau pays qui, en plus d’un taux de chômage à 11%, vient d’être une nouvelle fois déclassée (deuxième fois en deux ans !) par l’agence de notation Standard and Poor’s. Face à cette succession d’événements, un sentiment de ras-le-bol. En cause: les taxes de “l‘administration socialiste de François Hollande”. “La grogne vient logiquement des chefs d’entreprises mais également des agriculteurs, des commerçants, des enseignants, des chauffeurs routiers ou encore des joueurs de football”, explique le site d’information. « Alors que la Maison-Blanche s’inquiète de la côte de popularité de Barack Obama (sous les 40% à l’aube d’une sixième année de mandat), l’Élysée se doit d’en faire tout autant et pour cause : François Hollande élu simplement l’année dernière se voit déjà passer sous la barre des 20% ».

Le site va même plus loin. Il voit la France comme une possible nouvelle Italie à cause de « problèmes apparemment insolubles et d’un manque de leadership ». La recette proposée par le journal pour améliorer la situation ? « Pour stimuler la croissance, le gouvernement doit réduire ses dépenses, modérer ses exigences fiscales et commencer à libéraliser l’économie ». Eh oui, vaste programme !

 

Marseille sous perfusion

Le comité de rédaction du New York Times ne mâche pas ses mots lorsqu’il aborde la question sensible de la ville de Marseille : « Cette année devait être pour Marseille l’occasion de briller. Après avoir été capitale mondiale de la culture en 2013 […] Marseille n’a pas été en mesure de combattre ses vieux démons : l’anarchie et la pauvreté ». Suite aux nombreux meurtres qu’a connu la ville depuis le début de l’année, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé que son gouvernement investira trois milliards d’euros dans la région. Objectif : amélioration des transports publics, rénovation de logements sociaux, assistance aux plus démunis et créations d’emplois. « Ce n’est pas une petite somme pour le budget français », note le New York Times. Le quotidien n’est pas tendre avec Marseille mais applaudit la mesure: « Il est sage que le gouvernement français consacre davantage de ressources aux personnes les plus durement touchées par la crise économique du pays : aux jeunes urbains issus de l’immigration qui sont quotidiennement touchés par le chômage, la discrimination ou encore la criminalité ».

Le succès du “Made in France”

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, crise économique aidant, les Français ne boudent pas le “Made in France”. La National Public Radio 9NPR) explique qu’« un récent sondage a montré que 73% des Français se disent prêts à payer davantage pour profiter de produits fabriqués sur le territoire ». CLe fort taux de fréquentation au salon Made in France qui s’est tenu les 9, 10 et 11 novembre dernier, à Paris, Porte de Versailles, le confirme. Y étaient présentés vêtements, jouets, nourriture ou encore voitures !

Pourtant les temps sont durs comme le rappelle l’article : « L’économie française souffre de nombreux maux : une croissance faible, un chômage élevé, une faible compétitivité et un sentiment général de morosité économique ». Dans ce contexte quelque peu compliqué, les Français auraient-ils besoin de se raccrocher à quelque chose pour garder confiance ? Quoi de mieux que le Made in France ? « De nombreuses jeunes entreprises présentes au salon espèrent profiter de cet engouement » rappelle la radio. « Ce qui est important, explique Pierre Grandjean, propriétaire d’une ligne de vêtements créée il y a dix-huit mois, c’est que le consommateur comprenne que le Made in France est un mouvement réel qui est utile pour l’emploi, pour l’économie et pour le pays ». De quoi redonner le sourire à certains en ces temps moroses.

Crédits : ds-land.com